21 avr. 2016

Blow Up, M. Antonioni (1966)

Synopsis :

 

Dans un parc de Londres, un jeune photographe surprend ce qu'il croit être un couple d'amoureux. Il découvre sur la pellicule une main tenant un revolver et un corps allongé dans les buissons...

Date de reprise :  11 mai 2016 - Version restaurée
Date de sortie :  1 mai 1967 (1h 50min)
De :  Michelangelo Antonioni
Avec :  Vanessa Redgrave, David Hemmings, Sarah Miles
Genre :  Drame
Nationalités :  Britannique, Italien



Blow up, Bande-annonce : 



Extrait : 


  

Galerie :


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Blow up, streaming (lien) : http://www.voirfilms.org/blow-up.htm




Blow Up, soundtrack : Herbie Hancock, Jimmy Smith, Ron Carter, Freddie Hubbard, Joe Newman, Phil Woods, Joe Handerson, Jim Hall & Jack DeJohnette



19 avr. 2016

"Bright star, would I were stedfast as thou art” / "Ode à un rossignol", J. Keast


"Bright star, would I were stedfast as thou art” (1820)



Bright star, would I were stedfast as thou art—
Not in lone splendour hung aloft the night
And watching, with eternal lids apart,
Like nature's patient, sleepless Eremite,
The moving waters at their priestlike task
Of pure ablution round earth's human shores,
Or gazing on the new soft-fallen mask
Of snow upon the mountains and the moors—
No—yet still stedfast, still unchangeable,
Pillow'd upon my fair love's ripening breast,
To feel for ever its soft fall and swell,
Awake for ever in a sweet unrest,
Still, still to hear her tender-taken breath,
And so live ever—or else swoon to death.


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"Ode à un rossignol" (1819)



"Mon cœur souffre et la douleur engourdit
Mes sens, comme si j’avais bu d’un trait
La ciguë ou quelque liquide opiacé
Et coulé, en un instant, au fond du Léthé :
Ce n’est pas que j’envie ton heureux sort,
Mais plutôt que je me réjouis trop de ton bonheur,
Quand tu chantes, Dryade des bois aux ailes
Légères, dans la mélodie d’un bosquet
De hêtres verts et d’ombres infinies,
L’été dans l’aise de ta gorge déployée.
Oh, une gorgée de ce vin !
Rafraîchi dans les profondeurs de la terre,
Ce vin au goût de Flore, de verte campagne,
De danse, de chant provençal et de joie solaire !
Oh, une coupe pleine du Sud brûlant,
Pleine de la vraie Hippocrène, si rougissante,
Où brillent les perles des bulles au bord
Des lèvres empourprées ;

Oh, que je boive et que je quitte le monde en secret,
Pour disparaître avec toi dans la forêt obscure :
Disparaître loin, m’évanouir, me dissoudre et oublier
Ce que toi, ami des feuilles, tu n’a jamais connu,
Le souci, la fièvre, le tourment d’être
Parmi les humains qui s’écoutent gémir.
Tandis que la paralysie n’agite que les derniers cheveux,
Tandis que la jeunesse pâlit, spectrale, et meurt ;
Tandis que la pensée ne rencontre que le chagrin
Et les larmes du désespoir,
Tandis que la Beauté perd son œil lustral,
Et que l’amour nouveau languit en vain.

Fuir ! Fuir ! m’envoler vers toi,
Non dans le char aux léopards de Bacchus,
Mais sur les ailes invisibles de la Poésie,
Même si le lourd cerveau hésite :
Je suis déjà avec toi ! Tendre est la nuit,
Et peut-être la Lune-Reine sur son trône,
S’entoure't-elle déjà d’une ruche de Fées, les étoiles ;
Mais je ne vois ici aucune lueur,
Sinon ce qui surgit dans les brises du Ciel
à travers les ombres verdoyantes et les mousses éparses.
Je ne peux voir quelles fleurs sont à mes pieds,
Ni quel doux parfum flotte sur les rameaux,
Mais dans l’obscurité embaumée, je devine
Chaque senteur que ce mois printanier offre
à l’herbe, au fourré, aux fruits sauvages ;
à la blanche aubépine, à la pastorale églantine ;
Aux violettes vite fanées sous les feuilles ;
Et à la fille aînée de Mai,

La rose musquée qui annonce, ivre de rosée,
Le murmure des mouches des soirs d’été.
Dans le noir, j’écoute ; oui, plus d’une fois
J’ai été presque amoureux de la Mort,
Et dans mes poèmes je lui ai donné de doux noms,
Pour qu’elle emporte dans l’air mon souffle apaisé ;
à présent, plus que jamais, mourir semble une joie,
Oh, cesser d’être – sans souffrir – à Minuit,
Au moment où tu répands ton âme
Dans la même extase !
Et tu continuerais à chanter à mes oreilles vaines
Ton haut Requiem à ma poussière.

Immortel rossignol, tu n’es pas un être pour la mort !
Les générations avides n’ont pas foulé ton souvenir ;
La voix que j’entends dans la nuit fugace
Fut entendue de tout temps par l’empereur et le rustre :
Le même chant peut-être s’était frayé un chemin
Jusqu’au cœur triste de Ruth, exilée,
Languissante, en larmes au pays étranger ;
Le même chant a souvent ouvert,
Par magie, une fenêtre sur l’écume
De mers périlleuses, au pays perdu des Fées.
Perdu ! Ce mot sonne un glas
Qui m’arrache de toi et me rend à la solitude !

Adieu ! L’imagination ne peut nous tromper
Complètement, comme on le dit – ô elfe subtil !
Adieu ! Adieu ! Ta plaintive mélodie s’enfuit".

...

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BY JOHN KEATS

16 avr. 2016

"L'Homme qui prenait sa femme pour un chapeau" de Oliver Sacks

Résultat de recherche d'images pour "l'homme qui prenait sa femme pour un chapeau analyse"L'homme qui prenait sa femme pour un chapeau est un recueil de récits cliniques. Tous les singuliers caractères qui peuplent ce livre sont authentiques et si l'on a parfois l'impression de naviguer en terrain fantastique, les situations surréalistes décrites par Oliver Sacks sont pourtant bien réelles. Pour le neurologue anglais, " L'être profond du patient a beaucoup d'importance dans les sphères supérieures de la neurologie, autant qu'en psychologie ; car le patient y intervient essentiellement en tant que personne et l'étude de sa maladie ne peut être disjointe de celle de son identité " (p.10). 


A mi-chemin entre le théoricien et le dramaturge, Sacks considère ses patients comme des " voyageurs de contrées inimaginables - contrées dont, autrement, nous n'aurions pas la moindre idée." (p.11). Réconciliant ainsi le médecin et le naturaliste, le neuropathologiste plaide en faveur de l'émergence d'une science nouvelle fondée sur des études croisées entre psychologie et neurologie...

Publié pour la première fois en 1988, ce livre qui s'inscrit clairement dans une démarche de vulgarisation scientifique, permet au néophyte d'appréhender les difficultés auxquelles sont confrontés les neurologues. Les troubles décrits par Sacks sont incroyables. Ils affectent non seulement les fonctions motrices des patients mais également leur profonde personnalité. Ce que révèlent ces études de cas, c'est que soigner des patients atteints de troubles neurologiques sans s'attacher à comprendre les corrélations entre corps et esprit relève d'une fastueuse entreprise. D'après Sacks, il est compliqué de soigner un malade " sans approfondir l'anamnèse jusqu'au récit ou au conte : car c'est seulement là que nous avons à la fois un "qui " et un " quoi ", une personne réelle, un patient confronté à la maladie - à la réalité physique." (p.10). Renouant avec la tradition du récit des maladies, technique ancienne héritée d'Hippocrate, le neurologue considère que la rencontre entre les études du psychique et du physique est nécessaire pour progresser dans le traitement des malades. Grande est la tentation de croire que les cas présentés relèvent exclusivement de l'anecdote voire de la fable. Les récits du médecin s'accompagnent pourtant d'analyses argumentées et les cas relatés ne manquent pas de soulever de nombreuses questions : est-ce possible de ne pas reconnaître son propre visage ? Se peut-il qu'on ne puisse vouloir se servir de ses mains qu'au bout de 60 ans de vie ? Que penser de cette femme qui n'a aucune conscience de ce qui se passe à sa gauche ? Que dire encore de la femme désincarnée ou de cette femme qui ne comprenait pas les mots ? Comment croire encore à l'histoire de cet homme qui sous l'effet de la drogue, se retrouve dans la peau d'un chien ? Que se disent encore ces frères jumeaux qui communiquent exclusivement par le biais de nombres premiers ? Toutes ces histoires hallucinantes sont autant de témoignages improbables qui défient toute imagination. C'est déroutant, effrayant, vertigineux mais tellement captivant ! 

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Grâce à l'évocation de ces quelques mystères irrésolus, l'écrivain scientifique invite à un voyage des plus troublants dans les méandres insondables du cerveau : maladie de Parkinson, syndrôme de Korsakov, maladie de La Tourette, maladie d'Alzheimer, autisme... tous ces troubles neurologiques dont nous avons plus au moins connaissance, prennent avec la lecture de ce livre une certaine consistance. Le médecin les a regroupés dans quatre chapitres : les déficits qui se caractérisent par une détérioration ou une incapacité de la fonction neurologique (aphonie/extinction de la voix, aphémie/altération de la parole, apahasie/trouble du langage, alexie/trouble lié à la lecture, apraxie/incapacité à coordonner correctement ses mouvements, agnosie/incapacité à reconnaître les objets, amnésie/perte partielle ou totale de la mémoire, ataxie/perte de coordination des muscles des bras ou des jambes). Les excès qui se traduisent par la surabondance fonctionnelle (hyperkynésie/hyperactivité, hyperboulie/tendance à l'exagération, hyperdynamie/hyperactivité musculaire, hypermnésie/exaltation de la mémoire, hypergnosie/exacerbation de la reconnaissance des objets...). Les transports (réminiscence, altération de la perception, imagination, rêve) qui ne sont pas souvent pris en compte du point de vue neurologique mais qui relèvent plus souvent de la psychanalyse (cf. Hildegarde de Bingen). Et enfin, le monde des simples d'esprits, "univers fascinant et paradoxal où tout tourne autour de l’ambiguïté du "concret" (p.222-226), qui interroge sur " cette qualité de pensée qui caractérise les simples d'esprit et leur confère leur poignante innocence, leur transparence, leur complétude, leur dignité " (p.224) mais qui n'est pas ou peu étudié par la science classique.

Aussi inquiétantes que soient ces histoires (car elles relèvent pour beaucoup de l'incompréhensible), elles recèlent une richesse infinie de l'univers mental qui construit nos esprits. Ne serait-ce le vocabulaire parfois très technique, ce livre est tout à fait accessible et il incite certainement à fouiller le sujet ...

Blas P. (La Note blanche)

RetrouvezOliverSackssurlebloglaNoteblanche:http://noteblanche.blogspot.fr/2015/05/musique-et-cerveau-la-symphonie.html

10 avr. 2016

Lettre de Paul Éluard à Gala

Paul Éluard (14 décembre 1895 – 18 novembre 1952), poète proche du mouvement dada puis pilier du surréalisme, découvre l’amour à l’aube de sa majorité lorsqu’il rencontre Gala, sa future épouse et mère de leur fille, Cécile. S’il tolère d’abord la relation que Gala entretient ouvertement avec Max Ernst, leur inévitable rupture survient en 1928, lorsqu’elle le quitte pour Salvador Dalí. C’est pour sa muse, qui lui inspire une poésie exaltant l’amour et le désir, qu’il signe cette lettre poignante et empreinte de nostalgie.

eluard
"Ma toute petite tête, ma divine Gala, toute ma
 vie, ma mort, le jour te ressemble trop 
et la nuit a trop ton odeur"


février 1931

Ma Gala, ma seule, ça ne va pas mieux. Hier, trop démoralisé, je me suis « absenté ». J’ai été coucher rue Becquerel. J’y ai trouvé ton fantôme, celui de notre vie, de notre vie entière si difficile, si pleine de larmes et de caresses, si pleine de toi. Il te faudrait un manteau rouge, des bas noirs, des gants rouges, un masque rouge, des cheveux fuyants, la tête renversée et nue dans ton manteau et moi mort à tout le reste, à tout ce qui n’est pas toi, ma vie véritable, l’amour que j’ai de tes yeux simples et doux, de tes mains bonnes et belles, de tes seins qui sont pour me troubler plus doux encore que les poils de ton sexe, que ton sexe que j’adore.

Ma belle tête, ma toute petite tête, petit crâne tout entier dans ma main, Gala, ma divine Gala, toute ma vie, ma mort, je ne rentrerai plus rue Fontaine, le jour te ressemble trop et la nuit a trop ton odeur, je t’aime, je t’aime, mon enfant, moi-même, Gala.

4 avr. 2016

Lettre musicale d’Erik Satie à Mme Debussy

En prélude à la fête de la musique, une lettre oscillant entre musique et calligraphie, adressée par Erik Satie à la femme de Claude Debussy. Une missive en clé musicale, joyau des correspondances !!


Satie à Mme Debussy




1 janvier 1915

Arcueil, le 31 janvier 1915,

Chère Madame — Un mot préventif : je me permettrai de venir demain déjeuner.

J’en parlai samedi à Claude. Sans pouvoir l’ignorer. Je fis tout mon possible, samedi, pour vous le faire savoir : mais vous étiez avec de douces demoiselles.

Comment va Claude ? Mieux ? Vous prie de l’embrasser pour moi, beaucoup.

Amitiés amicales à Chouchou, je vous prie encore. Elle joue fort bien, n’est-ce pas ? Mieux que moi.

Respectueusement vôtre :

Erik Satie

1 avr. 2016

Mulholland Drive, David Lynch, (2001)

Synopsis :

 

A Hollywood, durant la nuit, Rita, une jeune femme, devient amnésique suite à un accident de voiture sur la route de Mulholland Drive. Elle fait la rencontre de Betty Elms, une actrice en devenir qui vient juste de débarquer à Los Angeles. Aidée par celle-ci, Rita tente de retrouver la mémoire ainsi que son identité...








Date de sortie :  21 novembre 2001 (2h 26min)
De :  David Lynch
Avec :  Naomi Watts, Laura Harring, Justin Theroux 
Genres :  Fantastique, Thriller, Drame
Nationalités :  Américain, Français


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Bande-Annonce, Mulholland Drive :


 

Extraits :


 
 



Galerie :






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Mulholland Drive, soundtrack (full album) :





Mulholland Drive, soundtrack (full album) : https://www.youtube.com/watch?v=V8Cb3MvBbQM&list=PLpDMEqus0SaOh7COlFNfyT5oBDHgBesmY
Mulholland Drive, film streaming (lien) : http://streamay.com/3334-mulholland-drive.html



David Lynch - Movies :