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16 mars 2020

"Beat Konducta" dans la Note blanche ...

La Note blanche va, une nouvelle fois, envoyer de nombreuses couleurs musicales sur les ondes de Radio Balises ...



Retrouvez le podcast de l'émission en cliquant sur les liens ci-dessous :

Radio Balises:https://radiobalises.com/music/beat-konducta/

Soundcloud:https://soundcloud.com/la-note-blanche/e51s03-la-note-blanche-beat-konducta

Nous commencerons l’émission avec Madlib. Madlib de son vrai nom Otis Jackson Junior est un artiste et créateur californien de hip-hop. Il est très largement influencé par le jazz et notamment par Sun Ra. Madlib est un artiste dont la créativité est explosive. Il sort régulièrement des volumes venant compléter la très riche collection de « Beat Konducta », dont les volumes 3 et 4« Beat Konducta in India ». Dans ces volumes, Madlib rafraîchit des classiques de la musique indienne pour nous livrer une excursion musicale au groove très oriental !

A vos casques, la Note blanche commence ...


Nous resterons dans les sonorités indiennes grâce à l'album : « Bombay the hard way » . Cet album est un mixe de,  je vous le donne en mille, Dj Shadow! Il a pour l'occasion samplé des vieux films indiens des années 70. Et le producteur de cet album est Dan the Automator. Dan the Automator est un producteur de hip hop californien qui s'est notamment occupé du groupe hip-hop Handsome by modeling school. Préparez vous à entendre des titres bien planants qui sont « Shatchidananda » et « Professor Pyarelal » tous deux extraits de l'album « Bombay the hard way » sorti en 1999 sur le label motel. 

Mettons le cap vers l'Inde dans la Note blanche ...


Après les sonorités indiennes de Madlib et Dj Shadow, je filerai dans les couleurs de l'Afrique ! Nous enchainerons avec  « Singwado » de Gyedo Blay Ambolley and the Steneboofs extrait de l'album Ghana Soundz : afrobeat, funk and fusion 70. Ensuite vous aurez « Psychedelic baby » du groupe Futura sekibo provenant du volume 2 de l'album «Nigeria special Modern highlife Afrosounds » sorti en 2007 chez le label Soundway. Voilà pour le début de cette sélection pour la suite ... Je vous laisse la surprise !  

Fermez les yeux et laissez vous porter dans la Note blanche ...


Après ce joli voyage en Afrique, nous voilà prêt pour boucler la boucle du début de l'émission, je vous passerai deux titres hip-hop faisant parti de l'entourage de Madlib.  Nous entendrons « Figaro » de Madvillain. Le titre provient de l'album « Madvillainy » qui le premier du duo musical Madlib et MF Doom. Dans cet album Madlib compose et MF Doom rappe. Celui-ci a été enregistré entre 2002 et 2004 chez le label Strone throw et produit par Madlib lui-même. Et en dernier, nous aurons un morceau de MF Doom : « Dead bent » extrait de l'album « Operation doomsday » sorti en 1999 chez le label Fondle'em. Ce morceau sample provient du  merveilleux titre d'Isaac Hayes « Walk on by » déjà diffusé dans la Note blanche !

Un dernier voyage en musique dans la Note blanche ...


Nous nous retrouvons la semaine prochaine à notre rendez-vous habituel qui est samedi prochain à 17h et mercredi pour la rediffusion de cette émission à 9h sur les ondes de radio balises 99 ! Et si vous voulez toutes les informations sur les titres diffusés et les réécouter autant que faire ce peut, vous pouvez retrouver la page podcast de la note blanche sur http://radiobalises.com/music/beat-konducta/

Retrouvez le podcast de l'émission en cliquant sur les liens ci-dessous :

Radio Balises:https://radiobalises.com/music/beat-konducta/

Soundcloud:https://soundcloud.com/la-note-blanche/e51s03-la-note-blanche-beat-konducta


Playlist :


Générique : « Musicawa » The Daktaris
1 : Indian Hump de Madlib (02’35)
2 : Raw ground wire de Madlib (01’18)
3 : New Bombay (02’12)
4 : Another Getaway (02’34)
5 : Mains titles (01’32)
6 : Variations (02’47)
7 : « Satchidananda » de Dan the Automator (03’07)
8 : « Professor Pyarelal » de Dan the Automator (03’54)
9 : « Singwado «  de Gyedu Blay Ambolley and the steneboofs (04’38)
10 : « Psychedelic baby » de Futura sekibo (03’10)
11 : « Better change your mind » de William Onyeabor (08’24)
12 : « Chant to mother earth » de BLO (06’07)
13 : « Ené alantchi ahorey » de Mulatu Atsake (05’02)
14 : « Figaro » de Madvillain (02’26)
15 : « Dead bent » de MF Doom (02’22)
Générique : « Musicawa » The Daktaris

Emission rédigée et réalisée par La Note blanche

4 mars 2020

"Conference of the birds" en podcast !

La Note blanche a choisi de se laisser aller au gré des différents courants du jazz avec évidemment un peu d'histoire mélangé à nos fameux délices auditifs hebdomadaires...


Ecoutez le podcast de l'émission en cliquant sur les liens ci-dessous:



Commençons par le début en poursuivant notre petite historique du jazz ! Pour cette édition, le jazz s'électrifie avec le courant « Éclectisme et fusion », en gros : le jazz électronique ! Le free jazz n'est qu'un des nombreux courants de jazz qui se développèrent pendant les années soixante. Il existait aussi du jazz-rock, du jazz-funk, et d'autres styles regroupés sous l'étiquette de jazz fusion ou jazz-électronique. L'âge d'or de ces genres s'étendit de la fin des années soixante au début des années soixante-dix. Même si de nombreux fans et critiques considèrent que le jazz-fusion n'est pas à proprement parler du jazz, il en a quand même les principales caractéristiques. Tout d'abord à l'oreille, c'est bien du jazz ! En fait, il n'est pas rare que les musiciens de fusion aient également joué du jazz traditionnel et acoustique avant de passer à l'électrique. 


Nous citerons  pour l'exemple : le trompettiste Miles Davis ! Celui-ci fut le premier jazzman à placer un instrument électronique au cœur de sa musique. Dès 1968, il commença à utiliser des synthétiseur dans son groupe. Puis dans les 70, il compléta son arsenal électronique avec une basse, une guitare et eut même recours à des effets spéciaux pour modifier le son de sa trompette. Sa façon d'enregistrer changea aussi. Traditionnellement, les groupes de jazz jouaient en live sur leurs enregistrements c'est à dire qu'on enregistrait qu'une piste pour tous les musiciens. Avec l'avènement de nouvelles techniques en studio, Miles Davis accorda une grande place au mixage pour modifier, enlever et ajouter certains passages. Il serait certainement plus facile de trouver une permanence pour le jazz à cause des changements dans ses divers avatars "popisants". On sait l'importance du blues dans la pop musique, ce qu'elle lui doit, et comment plus vastement, le jazz a inspiré des groupes tels que Blood, Sweet and Tears ou Chicago Transit Authority formés entre 1967 et 1968. Et enfin, comment en retour, il s'est laissé rythmiquement modifier par eux. Cependant, c'est Miles Davis qui devait en 1969 donner de ses différents échanges de procédés les exemples les plus convaincants. Secoués par les souffles de la New Thing, et cherchant une fois encore à reprendre son essor, le trompettiste s'entoure de jeunes musiciens et multiplie dans son groupe les instruments électrifiés en adoptant une rythmique binaire sophistiquée. Dans l'album « Voodoo Dance » (1969), Miles torture les sons, hache la mélodie, s'engage dans l'aigu puis, dans un mouvement tournoyant et vertigineux, le trompettiste légendaire exploite le chromatisme. Miles Davis comparait d'ailleurs son jeu à celui d'un boxeur en disant : "Je boxe moi-même, et comme je joue : j'épuise ma rage". En d'autres termes, sans l'injustice causé par le racisme, le boxeur n'aurait jamais pris ses gants et Miles sa trompette ! Par la suite, le musicien s'entoure de joueurs de tumbas et de congas. Sa trompette devient elle aussi électrique comme on s'en aperçoit pour la première fois en France au Palais de Chaillot en 1971 où cet homme perpétuellement insatisfait recommence à explorer d'autres sons. Les compagnons qui l'ont suivi depuis quelques années sont Wayne Shorter, Herbie Hancock, Chick Corea, Keith Jarett, John McLaughlin, Billy Cobham, Dave Holland ou encore Tony Williams ! 

C'est parti pour une session électrochoc dans la Note blanche ...


Tous les grands noms des musiciens jazz  vont marquer l'aube des années 70. Ils cheminent dans la voie étroite de ce qu'on a appelé le jazz-rock qui est un genre qui sépare deux mondes : celui de la New Thing et celui du rhythm and blues. Ces "davisiens" ont pour la plupart adopté le rythme binaire, la pop musique et les lourdes machines électroniques de la société technologique. En revanche, beaucoup d'entre eux se tournent vers les sonorités indiennes comme McLaughlin ou vers l'Europe des impressionnistes comme Chick Corea. Afin d'explorer les multiples sons des années 70, j'ai décidé de poursuivre cette l'émission avec le grand et talentueux batteur, Tony Williams. Par conséquent,je resterai sur le même tempo avec le  Tony Williams Lifetime ...

Allumez vos oreilles, fermez les yeux et laissez vous porter par la magie de Tony Williams dans la Note blanche ...


Ensuite, nous passerons à Dave Holland que j'ai déjà mentionné plus haut ! Alors qui est Dave Holland ? Dave Holland est un contrebassiste, bassiste, violoncelliste, et compositeur de jazz anglais Il s'implique dans la scène londonienne des musiques improvisées autour du batteur John Stevens. En 1968, Miles Davis et Philly Joe Jones l'entendent jouer au Ronnie Scott's et Miles propose de l'engager pour remplacer Ron Carter dans son groupe. Son premier enregistrement en tant que membre du groupe de Miles Davis est l'album Filles de Kilimanjaro (avec Davis, Chick Corea, Wayne Shorter et Tony Williams). Il restera membre du groupe jusqu'en 1970 et participe aux albums In a Silent Way et Bitches Brew. À la suite de son départ du groupe de Miles, Dave Holland intègre Circle, groupe d'avant-garde composé de Chick Corea, Barry Altschul et Anthony Braxton, qui marque aussi le début d'une longue collaboration avec le label ECM. Après plusieurs albums, le groupe se dissout peu après le remplacement de Chick Corea par Sam Rivers. Conference of the Birds est le premier album de Dave Holland en tant que leader, le style du disque est différent de ses futurs albums et penche ici nettement vers le free jazz. Celui-ci est d’ailleurs écrit comme une excellente introduction au genre par son habileté à combiner les contrastes, les compositions mélodiques de Holland interprétées dans une approche très libre. 

La musique donne des ailes dans la note blanche, alors préparez vous au décollage ...


Après ce tourbillon de rythmes hypnotiques, nous changerons radicalement de registre et de continent pour  entendre la rage de Seun Kuti qui n'est autre que le fils de Fela Kuti !! Celui-ci a été à bonne école puisqu'il a appris le saxo et le piano dès l'âge de 8 ans. Il commence à jouer comme choriste dans l'orchestre de son père « Egypt 80 » à 9 ans !! Puis il fait ensuite la première partie des spectacles. Seun Kuti prend la relève de son père après son décès en 1997 et dirige actuellement cet orchestre comme chanteur et saxophoniste. Je vais donc vous passer son titre révolutionnaire « Many thing » extrait de l'album éponyme « Many thing » sorti en 2008 sur le label « Tôt ou tard » !! 

Encore et toujours de la transe dans la Note blanche...


Nous continuerons à puiser dans la source nigérienne car vous allez maintenant entendre le batteur et compositeur nigérian : Tony Allen ! Tony Allen a été l'un des pionniers de l'Afrobeat avec son maître et ami Fela Kuti ! Tony Allen était batteur du groupe de Fela ainsi que le directeur artistique de 1968 à 1979! Fela a d'ailleurs déclaré que « sans Tony Allen, il n'y aurait pas d'afrobeat ». Je vais de suite diffuser le titre « No discrimination » qui provient de l'album : « No accommodation for Lagos-no discrimination » sorti en 1978 sur le label Evolver ! 

Beaucoup de musique et surtout pas de discrimination dans la Note blanche ...


Suite à cela, nous partirons au Mali grâce au joueur de Kora, Ballake Sissoko ! Dans le titre « Chameaux », Ballaké est accompagné par le pianiste et compositeur italien Ludivico Einaudi ce qui produit des charmantes mélodies ! Vous pouvez retrouver ce titre dans l'album » Diario Mali » sorti en 2006 sur le label Music development company !

Une petite balade au Mali à dos de chameau dans la Note blanche ...


Après cette petite promenade mélodieuse au Mali, la note blanche s'achève pour aujourd'hui ! Cependant, je vous donne rendez-vous samedi prochain à 17h pour de nouvelles surprises musicales et bien évidemment, mercredi à 11h pour la rediffusion de cette dernière édition ! Enfin, pour les musicovores, rendez-vous sur  https://radiobalises.com/ afin de vous rendre sur la page officielle de la Note blanche qui contient tous les podcasts et toutes les informations sur les titres diffusés !

Playlist:


  • Générique : « Musicawi » The Daktaris
  • Mixe 1 : Miles Davis « Black Satin » (05'21) « Mr Freedom x » (07'12)
  • Mixe 2 : Tony Williams 1)« There comes a time » 2)« Fred » (12'48)
  • Mixe 3 : Dave holland « Conference of the birds » (04'42)
  • Mixe 4 : « Many thing » de Seun Kuti (08'01)
  • Mixe 5: « No discrimination » de Tony Allen (05'59)
  • Mixe 7 : « Chameaux » de Ludivico Einaudi & Ballake Sissoko (03'48)
  • Générique : « Musicawi » The Daktaris

Ecoutez le podcast de l'émission en cliquant sur les liens ci-dessous:




Emission rédigée et réalisée par la Note blanche

13 févr. 2020

"L'Histoire de la musique funk" (Partie 3)

La Note Blanche revient pour entamer le troisième et dernier chapitre sur l'histoire de la musique funk ...


Ecoutez le podcast de l'émission en cliquant sur les liens ci-dessous :



La semaine dernière, nous nous sommes consacrés au groupe P-Funk appelé les Parliament Funkadelic ! De plus, souvenez vous, lors de nos deux épisodes sur la Motown, nous avions aussi eu le plaisir d'écouter deux des plus grandes figures du funk : Stevie Wonder et Marvin Gaye! Par conséquent,  sachez que ces derniers ont influencé de nombreux musiciens qui ont eux mêmes donnés leur propre magie au style du funk. Des groupes fondés à la fin des années 60, comme Kool & The Gang ou encore Earth, Wind and Fire, connaissent alors un succès considérable ! C'est avec ces deux groupes que je vais débuter cette nouvelle session musicale dans ce deuxième chapitre consacré à la musique funk ... Nous commencerons par danser sur « Jungle Boogie » et «Tonight's the Night » qui proviennent de l'album « Very Best-of Kool & The Gang », sorti en 1999 sur le label Island/Mercury. Puis nous enchaînerons avec le groupe démentiel « Earth, Wind & Fire », avec leurs titres « New World Symphony », « African Power » et « Sun Goddess », tous les trois extraits de l'album « Gratitude » sorti en 1999 sur le label Sony ! 

 

Ensuite, nous effectuerons un léger retour en arrière dans le monde du funk car nous pencherons l'oreille sur le grand et talentueux mister Otis Redding ! Sachant tout de même que celui-ci est un incontournable de la soul music ! Après avoir été batteur dans un gospel durant sa jeunesse, Otis Redding commença réellement sa carrière auprès du guitariste virtuose Johnny Jenkins. L'association avec ce guitariste permet à Otis de rencontrer son agent Phil Walden. 


Le chanteur parvient à convaincre la maison de disques grâce à la ballade soul These Arms of Mine, qui permettra au chanteur d'exprimer le trémolo de sa voix avec excès et bien sûr avec succès ! Avec le morceau Mr.Pitful,les choses changent pour Otis. Le titre lui permet en effet de rentrer dans le Top 10 des chansons de rhythm & blues. Selon la légende, Otis l'a surnommé Mr.Pitiful à cause de sa voix mélancolique qui aurait créé cette chanson en quelques minutes avec l'aide de son arrangeur Steve Crooper. En 1965, l'album « Otis Blue » est le plus complet du chanteur car celui-ci comprend le titre Respect qui devint un succès fulgurant grâce à Aretha Franklin, ainsi que Ole Man Trouble et de nombreuses reprises comme Satisfaction des Rolling Stones, ou encore Down in the valley de Solomon Burke ! Suite à une opération de la gorge, Redding peut à nouveau rechanter. Au mélancolique Fa-fa-fa-fa-fa, qui symbolise les années « Pitiful »Otis donne un mélange de genres étonnant qui voulait reprendre beaucoup de ses chansons en accélérant les ballades et en bridant ses chansons endiablées. Malheureusement, il n'en aura pas le temps car le 10 décembre 1967, l'avion personnel d'Otis Redding s'écrase dans un lac du Wisconsin. De nombreux tubes sortiront après sa mort, comme Match Game et bien sûr (Sittin'on) The Dock of the Bay. Si cette chanson est aujourd'hui celle que le grand public associe le plus volontiers au nom d'Otis Redding, ce n'est pas seulement à cause de la mort tragique de l'auteur survenue quelques jours après son enregistrement. Mais pour beaucoup, il s'agit d'un virage pop qu'aurait pu prendre la carrière de l'artiste au sommet de sa gloire ...


Je terminerai cette émission avec des voix féminines ! Pendant que les hommes chantent l'amour, les femmes elles, instaurent le respect ! Tout comme Aretha Franklin avec son fameux titre « Respect », extrait de l'album « I never loved a man the way I love you » sorti en 1967, chez le label Rhino. Puis vous entendrez la célèbre diva Linda Tillery, avec son hit « I'll say it again » extrait de l'album éponyme « I'll fly away » sorti en 2006 chez le label EarthBeat Records ! Enfin pour dernier titre vous aurez le privilège d'entendre les sublimes vocalises de la chanteuse Marva Whitney avec le morceau « Things got to get better » sorti en 1973 chez le label King Records ! 

Faites vos derniers pas de danse et défoulez grâce à la Note Blanche ...


C'est malheureusement sur ces belles voix féminines que la Note blanche se doit de mettre un terme à cette émission! Cependant, je vous donne rendez-vous samedi prochain à 17h pour de nouvelles aventures en musique, et bien évidemment, mercredi à 11h pour la rediffusion de cette dernière édition ! Enfin, pour les musicophages, rendez-vous sur  https://radiobalises.com/ afin de vous rendre sur la page officielle de la Note blanche qui contient tous les podcasts et toutes les informations sur les titres diffusés !

Playlist : 


  • Générique : « Musicawi » The Daktaris
  • Mixe 1 : « Jungle Boogie » et « Tonight's the Night »,de  Kool & The Gang / « New World Symphony », « African Power » et « Sun Goddess », d' Earth, Wind & Fire  (22'17)
  • Mixe 2 : Otis Redding : 1)«Otis, Intro »2)« Try a little tenderness »3)« Mr Pitiful » 4) « Respect » 5)« I can't get no satisfaction »6)« Stand by me » 7)« Hard to handle ! »(23'01)
  • Mixe 3 : « Respect » d' Aretha Franklin « I'll say it again » de  Linda Tillery et « Things got to get better » de  Marva Whitney (10'27)
  • Générique : « Things got to get better » de  Marva Whitney

Ecoutez le podcast de l'émission en cliquant sur les liens ci-dessous :



Emission rédigée et réalisée par La Note blanche

4 févr. 2020

L'Histoire de la musique funk (Partie 2) : le P-funk

La Note Blanche est de retour sur Radio Balises pour la troisième partie de l'histoire de la musique funk ! Après James Brown, Sly and the family, et les JB's, nous débuterons cette émission par les rythmes  diaboliques de Georges Clinton & les  Parliament-Funkadelic ! Ces dieux du funk nous viennent des USA et sont de véritables bêtes de scène ...


Ecoutez le podcast de l'émission en cliquant sur les liens ci-dessous : 



Nous commencerons ce deuxième épisode funky en musique puisque nous introduirons cette émission avec l'un de mes titres préférés du groupe Parliament grâce au fameux titre «Dr Funkenstein» extrait de l'album «The Clone of Dr Funkenstein » sorti sur le label Casablanca records en 1976. 

C'est parti mes chers auditeurs, mettez-vous sur les longueurs d'onde de la Note blanche pour une session funky psychédélique ...


Pour la petite histoire, Parliament-Funkadelic est un groupe funk , soul et  psychédélique/rock américain. Le collectif est dirigé par George Clinton. Leur style singulier et psyché a été surnommé "P-Funk". Collectivement, le groupe a existé sous différents noms depuis les années 1960 et a été connu pour sa musicalité haut de gamme, des paroles politiquement chargées, pour sa philosophie, son concept d'albums bizarres et surtout pour des spectacles mémorables. Ils ont influencé de nombreux musiciens, notamment des groupes  post-punk dans les années 1980 et 1990 … Le P-Funk est le nom abrégé de deux groupes : Parliament et Funkadelic. À l'origine, "P-Funk" est une simple abréviation désignant les deux groupes de George Clinton, Parliament et Funkadelic, dont les membres des deux groupes étaient communs. Par conséquent, on fait souvent référence à ces groupes sous le nom de  Parliament-Funkadelic. Le P-Funk peut également être un genre musical dérivé du funk avec des doses de rock, ou de la musique rock avec des semblants de funk. Le terme peut également être considéré comme une abréviation de « Pure Funk », qui est un style de musique initié par les groupes de Georges Clinton ; ou encore de Plainfield Funk, en référence à Plainfield dans le New Jersey, qui est LA ville qui a vu naître le groupe Parliament. À la fin des années 50, George Clinton et quelques autres musiciens formèrent un groupe de doo-wop nommé « The Parliaments » dans l'arrière-boutique de son salon de coiffure. Malheureusement, ils eurent  peu de succès avec leur titre "(I wanna) testify". Au cours des années 60, ils ajoutèrent un groupe pour les accompagner, qui devint connu sous le nom de Funkadelic. Parallèlement, George Clinton, le leader et producteur du groupe, continua de gérer son salon de coiffure jusqu'en 1967, et sortit leur premier single à succès. "The Parliaments" furent alors renommés "Parliament" et quelques nouveaux membres vinrent les rejoindre, notamment Bill Nelson, Tawl Ross et Eddie Hazel.  

Ne perdons pas de temps mes chers auditeurs, je vous laisse danser jusqu'à la transe grâce au P-Funk dans la Note blanche ...


Pour continuer sur l'histoire du P-Funk, sachez qu'en 1969, le groupe perdit ses droits sur le nom The Parliaments et opta alors pour Funkadelic. Leur genre musical devint moins R&B, et  plutôt influencé par le mouvement psychédélique du début des années 70, notamment grâce à Cream (qui était cité comme étant le groupe favori de George Clinton à l'époque), Jimi Hendrix, les MC5, Sly Stone et les Beatles, ainsi que les Meters et Lee Dorsey avec leur musique « New Orleans » déjà teintée de funk. Leur son s'améliorait, devenait de plus en plus riche et complexe, psychédélique et surtout très rock. Les innovations de Clinton, et l'originalité de leur musique leur apportèrent très vite une certaine admiration de la part d'un public qui restait cependant encore assez restreint. 


Le premier album de "Funkadelic", sorti en 1970. Les artistes apparaissant sur la pochette sont Mickey Atkins, Georges Clinton, Fulwood, Eddie Hazel, Nelson & Ross, mais également Bernie Worrell. Pour être plus précis, le nom de Bernie Worrell apparaît pour la première fois en 1970, sur le second album de Funkadelic, "Free Your Mind... And Your Ass Will Follow", entamant ainsi une longue collaboration avec Georges Clinton. Bernie Worrell continua à participer à la production de plusieurs albums du groupe Parliament-Funkadelic et à jouer comme claviériste sur les albums d'autres membres de P-Funk. Bootsy Collins et Catfish Collins rejoignirent le groupe après la sortie de "Maggot Brain" en 1971. Les deux frères allaient vite devenir des éléments majeurs du son P-Funk. En 1972, le groupe était renforcé et sortit "America Eats Its Young" avec les JB's Horns dont Fred Wesley et Maceo Parker. Peu de temps après, plusieurs membres quittèrent le groupe, à la suite de querelles internes. Eddie Hazel passa un an en prison pour possession de drogue, Tawl Ross connut un gros bad trip au LSD et une overdose au speed, tandis que Billy Bass quittait le groupe à cause de es soucis financiers. En revanche, un guitariste prodige, âgé de 17 ans, appelé Michael Hampton, remplaça Eddie Hazel. Avec tous ces changements, le groupe connu bien mouvementé !

Place au style déluré du P-Funk dans la Note blanche, avec pour commencer le groupe Funkadelic ... 


Pour résumé, on peut constater différents éléments musicaux qui caractérisent le style du P-Funk. Nous avons des mélodies et des synthétiseurs très spéciaux fournis par, en l'occurrence, le claviériste Bernie Worrell. 
  • Le blues classique et le jazz au piano de Bernie Worrell 
  • Les  lignes de basse électriques complètement délirantes joués  par le style singulier et inimitable de Bootsy Collins 
  • Les arrangements jazzys d' Horny pour les cuivres 
  • Des chants  chantés et parlés et même carrément adressés directement au public 
  • Un mélange de styles de guitare funk et rock , ce dernier étant le plus important sur les enregistrements de Funkadelic 
  • Un tambour régulier et relativement discret 

Des paroles consacrées à l'exposition de la mythologie P-Funk. Cette mythologie qui s'est construite au fur et à mesure des années, des  concerts, et des musiciens qui ont intégrés le collectif. Cette mythologie se définit par un l'humour lié au sexe et à la drogue, à la satire sociopolitique dans le contexte d'un album conceptuel et par le biais d'un univers futuriste avec des personnages de SF récurrents et provocateurs. De plus, l'utilisation sophistiquée de la technologie d'enregistrement multipiste et des effets de studio élaborés par le producteur George Clinton, génère un son plus "live band" et  des formes de danse disco et post-disco. 

Dansez jusqu'à la transe dans la Note blanche en criant :  "Give up the funk !" ...


C'est donc grâce au P-Funk que nous avons ouvert les portes à la musique Psyché / funk ! En effet, ces groupes ont réuni tous les grands artistes du genre dont le fameux Boosty Collins ! De son véritable nom William Collins et plus connu sous le nom de Boosty Collins, ce dernier est un bassiste funk avant-gardiste, un chanteur et un compositeur. En 1968, avec son frère Catfish Collins, Kash Waddy et Philippe Wynne, Collins forma le groupe The Pacemakers. Ils jouèrent en tant que « backing band » de James Brown, sous le nom des JB's. Plus tard, une rumeur affirma que James Brown congédia Bootsy Collins après que ce dernier eut des hallucinations dues au LSD sur scène. Suite à cette péripétie et sur les conseils du futur membre Mallia Franklin du groupe The Parliaments, Collins déménagea à Détroit. Franklin présenta donc les frères Collins à George Clinton et ils rejoignirent le groupe Funkadelic ... 

Par conséquent, Bootsy joua sur la majeure partie de leurs premiers albums et participa à l'écriture de certains morceaux. Son jeu était dur et rythmique et eut une certaine influence sur l'évolution du funk, du heavy metal, du G-Funk et de la soul. Ses lignes de basses sont de plus en plus passées à travers diverses pédales d'effets qui caractérisèrent le son particulièrement funky de Bootsy Collins. D'ailleurs, c'est durant cette période qu'il prit tout simplement le nom de "Bootsy" afin d'incarner un personnage en constante évolution ou  encore une rock star étrange  de plus en plus flashy au fil du temps. Lorsque Bootsy, Catfish, Waddy, Joel Johnson, Mudbone Cooper, Robert Johnson and The Horny Horns formèrent le Bootsy's Rubber Band en 1976, le personnage de Bootsy se changea en « Bootzilla » car cette fois-ci le musicien voulait devenir le dieu du rock flashy aux yeux de tout son public. En effet, le Bootsy's Rubber Band fait également partie du genre P Funk, ce qui explique que la plupart des albums de Bootsy qui  sortent sous le nom de Bootsy's Rubber Band, illustrant, par conséquent, le développement de son style.  

C'est reparti mes chers auditeurs, déchaînez-vous sur la basse psychédélique de Booooooosty Collins dans la Note Blanche …


C'est sur les rythmes décadents du roi flashy du funk Boosty Collins que la Note Blanche se doit de vous laisser sur ces dernières notes ! Mais ceci reste temporaire puisque comme d'habitude, je vous donne rendez-vous samedi prochain à 17h pour la troisième partie de l'histoire de la musique funk ! Alors, préparez vos oreilles ! Et si vous souhaitez réécouter cette dernière émission, vous retrouverez comme d'habitude la rediffusion mercredi prochain à 11h . Enfin, pour les éternels et impitoyables insatisfaits, rendez-vous sur  https://radiobalises.com/  afin de vous rendre sur la page officielle de la Note blanche qui contient tous les podcasts et toutes les informations sur les titres diffusés !

Playlist : 

  • Générique : « Musicawi » The Daktaris
  • Mixe 1 : Parliament «Dr Funkenstein» (5'46)
  • Mixe 2 : Parliament/Funkadelic 1) « Standing On the Verge Of Getting it on » 2) Parliament (tapis instrumental) "Unfinisched Instrumental" (10'20)
  • Mixe 3 :Funkadelic  1)« Stuff & Things» 2)« No Head No Backstage Pass »  3)« Good to you Earhole » 4)« Let's take it To The Stage » 5) »Miss Lucifer love » (17'83)
  • Mixe 4:Parliament  1)« Mothership Connection (Star Child) » 2)« Give Up The Funk » (11'56) 
  • Mixe 5 : Boosty Collins 1)(tapis instrumental) "Ahh The name is Boosty baby" (06'48)  2)« Bootzilla » (11'86)
  • Générique : « Bootzilla » Boosty Collins


Emission rédigée et réalisée par la Note blanche

29 janv. 2020

"L'Histoire de la musique funk" dans la Note blanche (Partie 1)

La Note blanche est de retour pour découvrir, cette fois-ci, l'histoire de la musique funk ...



Ecoutez le podcast de l'émission en cliquant sur les liens ci-dessous :




Le funk est un genre marqué par la musique afro-américaine, qui apparaît aux États-Unis à la fin des années 50. Ce style prolonge le mouvement du hard-bop et s'est beaucoup développé au cours des années 60 et 70. Selon certaines interprétations, le terme « funk » proviendrait de l'argot anglo-américain "funky" qui signifie littéralement et je vous le donne en mille : « puant » ou bien encore « qui sent la sueur » !! Sachez que cela vient des reproches adressés aux noirs par les racistes ! Issu principalement de la soul et du jazz, le funk se caractérise par la prédominance de la section rythmique guitare/basse/batterie qui joue des motifs syncopés et la présence fréquente des cuivres qui offrent des ponctuations rythmiques, des riffs ou bien des solos. De manière générale, le funk accorde une grande place aux instruments.

A la fin des années 60, le concept se développe notamment avec le maître en la matière : James Brown. C'est au carrefour du gospel, du rhythm & blues, de la soul, du blues ou bien encore, du rock que James Brown synthétise toute la musique noire américaine du XXème siècle ! Il fut considéré comme le parrain du funk notamment avec des titres comme « Say it loud », « I am black and I am proud », « I Can't stand myself », etc.

 
 
  

Par conséquent, la musique funk prend  vie au milieu des années 60. Il puise ses racines dans le rhythm & blues et la soul. Les paroles insistent sur la défense des Noirs et les difficultés du ghetto. James Brown est d'ailleurs considéré comme l'initiateur d'un funk urbain et revendicatif. Nous constatons cela avec le titre « Papa's got a brand new bag » sorti en 1965 pour King Records, qui sera suivi du célèbre "Sex Machine" en 1970. 

Dès à présent mes chers auditeurs, dansez au rythme de la Sex Machine de James Brown dans la Note blanche ...



Pour poursuivre cette émission consacrée à la musique funk, je vous proposerai de tendre l'oreille vers l'incontournable groupe The JB's ! En effet, je boucle la boucle puisque nous avons commencé par le roi de la funk : Mister James Brown ! Et oui, les initiales JB signifient bien sûr :"James Brown"  ! Les JB's se sont formés en mars 70 . La gamme initiale du JB comprenait le bassiste William « Boosty » Collins et son frère guitariste Catfish Collins. Nous avions aussi Bobby Bird à l'orgue et John « Jabo » Starks à la batterie. En décembre 1970, le tromboniste Fred Wesley rejoint l'organisation de James Brown pour diriger le JB. D'autres anciens comme Maceo Parker ont suivi l'exemple de Fred Wesley pendant que les frères Collins quittaient la formation pour rejoindre George Clinton dans le Parliament Funkadelic ...

Nous repartons en musique et en folie grâce au JB's dans la Note blanche ...


Pour résumé, la musique funk puise ses racines dans le rhythm & blues et la soul. Les paroles insistent sur la défense des Noirs et les difficultés du ghetto. James Brown est d'ailleurs considéré comme l'initiateur d'un funk urbain et revendicatif. Suite à cela, James Brown est suivi de près par des formations comme Sly & family Stone, Dyke and the Blazers, The Counts ou bien encore Archie Bell and the Drells. Par conséquent, vous danserez sur  un petit mixe de tout ces groupes en commençant par le titre « Tighten up » d'Archie Bell and the Drells sorti en 1968 sur le label Atlantic. Ensuite vous entendrez le titre « Sing a simple song » du groupe Sly & Family Stone issu de l'album Greatest hits, sorti en 1990 sur le label Sony. Vous aurez ensuite le privilège d'entendre (un passage) du titre « What's up front that counts » du groupe The counts, provenant de leur album éponyme « What's up front that counts » sorti en 2000 sur le label Westbound records ! Et enfin bande de veinards, vous écouterez le morceau « Let a woman be a woman » de Dyke and the Blazers sorti en 1969 surle label BGP records !

Alors à vos casques chers auditeurs et préparez-vous pour une pure et longue session bien funky dans la Note Blanche …



Suite à cela, nous passerons à Idris Muhammed...Alors, qui est-il et quel est son rôle dans le monde de la musique funk ? IdrisMuhammad est né à LaNouvelle-OrléansL'artiste était un batteur américain de jazz. Il était connu pour son style funky. Il a enregistré de nombreux albums et a joué avec les plus grands jazzmen, notamment Lou Donaldson, Johnny Griffin, Pharoah Sanders et Grover Washington, Jr, etc. De plus,  il accompagnait fréquemment les tournées d'Ahmad Jamal. Histoire d'avoir un perçu de sa musique, nous écouterons le morceau « Superbad » sorti en 1970 sur le label Prestige. Après cela, nous découvrirons le groupe Trouble Funk grâce à leur titre « Drop the bomb » sorti en 1982 sur le label Sugar Hill records!


Augmentez le volume de vos enceintes mes chers auditeurs, pour un dernier tour de piste funky dans la Note blanche ...



La Note blanche devra clôturer ce premier chapitre sur l'histoire de la musique funk. Cependant, rendez-vous samedi prochain à 17h pour la deuxième partie qui je vous l'assure, sera pleines de surprises ! De plus, si vous souhaitez réécouter cette dernière émission, vous retrouverez comme d'habitude la rediffusion mercredi prochain à 11h. Enfin, pour les insatiables, rendez-vous sur  https://radiobalises.com/ afin de vous rendre sur la page officielle de la Note blanche qui contient tous les podcasts et toutes les informations sur les titres diffusés.

Playlist : 


  • Générique : « Musicawi » The Daktaris
  • Mixe 1 James Brown 1)« I Feel Good »2)« Sex Machine »3)«Funky Good time» 4)« Papa's got A brand new bag » (17'01)
  • Mixe 2:The JB's 1)« The Grunt »2)« Givin'up food for funk » 3)«Honky Tonk » (09'14)
  • Mixe 3 : 1)« Tighten up » d'Archie Bell and the Drells 2)« Sing a simple song » de Sly & Family Stone 3)« What's up front that counts » de The Counts 4)« Let a woman be a woman » de Dyke and the Blazers (17'25)
  • Mixe 4:1)« Superbad » Idris Muhammed 2) « Drop the bomb » Trouble Funk (8'60)
  • Générique : « Drop the bomb » Trouble Funk


Ecoutez le podcast de l'émission en cliquant sur les liens ci-dessous :



Emission rédigée et réalisée par la Note blanche

21 janv. 2020

"Autour du monde" sur les ondes de la Note blanche

La Note blanche revient en force et en folie sur les ondes pour vous faire tourner la tête et vous remplir les oreilles pour cette nouvelle année 2020 ...



Ecoutez l'émission en cliquant sur les liens ci-dessous : 





Lors d'une de nos dernières émissions, nous avons brièvement passer en revu l'engagement politique du batteur Max Roach. Cependant, il nous faut maintenant réviser un peu notre histoire en faisant un petit tour du monde...en musique !Tout d'abord, sachez que le jazz est le produit d'une rencontre et d'une synthèse créatrice de la tradition européenne et de la tradition africaine. Les racines de son arbre généalogique plongent dans le continent blanc et le continent noir. Le tronc commun va surgir avant 1619, après que les premiers esclaves eurent débarqué en Virginie. Les victimes de la traite qui n'étaient pas cent mille au début du XVIIème siècle, allaient atteindre le million cent ans plus tard !  Ils venaient du Mozambique, du Congo et de l'Angola. Ainsi l'esclavage brassa des ethnies diverses : nous avons d'une part les Thonga, les Barumbi et les Ovinbundu, puis d'autre part, les Kissi, les Baoulé, les Ashanti, etc ! Ce qu'il faut savoir, c'est que sur les navires des négriers, les captifs chantaient. En eux tremblaient le souvenir de cette Afrique qui associe depuis toujours la musique vocale aux expériences de la vie : les naissances, les deuils, les jeux, les prières, les travaux, et évidemment, les guerres et les amours... 


Pour saisir la source de cette musique, je vous propose, pour commencer,le groupe Mombasa ! L'origine de ce groupe provient de la ville portuaire "Mombasa" située au Kenya dans une baie de l'océan indien et plus précisément au sud-est de Nairobi. Le groupe Mombasa cultive un hommage musical à leur pays tout en mélangeant leur tradition aux origines du jazz. .Par conséquent, nous partirons au Kenya avec le titre « Nairobi » extrait de l'album « Mombasa African Rythm and blues » sorti en 1975 sur le label Sonorama ! Suite à cela,  nous enchaînerons avec  « Colonial mentality » de Fela Kuti sorti en 1981 sur le label Arista !

La Note blanche va une nouvelle fois vous faire danser pour cette nouvelle année ...


Le jazz est joué aujourd'hui par des musiciens de toutes les couleurs et mélange des éléments venus de toutes les musiques ! Nous le constatons avec le jazz modal. John Coltrane adopta progressivement une approche méditative en s'inspirant de l'oeuvre du sitariste Ravi Shankar et de l'Inde en général ! Ensuite, nous reprendrons l'avion en musique pour l'Afrique grâce à Ablaye Cissoko et le batteur et pianiste Simon Goubert qui ont composé le magnifique « Spirit Wall » extrait de l'album « African Jazz Roots » sorti en 2012 sur le label Cristal Records !




La Note blanche vous souhaite un bon voyage en musique ...

Nous continuerons notre voyage en Afrique au Ghana avec « Call me Frank » du groupe De Frank & His Professionnels sorti en 1974 sur le label Ride Away et réédité en 2018 par les Mains Noires ! Puis, nous enchaînerons avec le morceau « Mi Kple Dogbekpo » extrait de la compile « African Scream contest » sorti en 2008 sur le label Analog Africa !

Montez la musique mes chers auditeurs et dansez grâce à la Note blanche sur Radio Balises 99.8 ...


Pour finir cette émission en beauté et surtout pour surprendre vos oreilles, j'ai décidé pour cette nouvelle année 2020, de diffuser sur les ondes la voix sensuelle de la chanteuse de jazz américaine Dee Dee Bridgewater ! Par conséquent, vous rêvasserez sur le morceau « Afro Blue » sorti en 1974 sur le label Trio Records. Après cela, je terminerai cette émission sur du Hip hop avec Mos Def et Aretha Franklin avec le titre « One Step » sorti dans les bacs en 2014 sur le label Originals !

La Note blanche vous invite à faire vos derniers pas de danse sur Radio Balises ...

C'est le moment où la Note blanche vous dit « au revoir » ! Cette émission vous a donné un léger aperçu de tous les registres musicaux que nous approfondirons en 2020 alors j'espère que tout cela vous a mis le ravioli en ébullition ! Comme d'habitude, nous retrouverons mercredi prochain à 11h pour la rediffusion de cette émission et samedi à 17h pour de nouvelles aventures musicales ! En attendant, pour les musicovores, rendez-vous sur  https://radiobalises.com/  afin de vous rendre sur la page officielle de la Note blanche qui contient tous les podcasts et toutes les informations sur les titres diffusés. 

La Note blanche vous souhaite à tous et à toutes une très bonne année en musique ...

Playlist : 


  • Générique : « Musiqawi» The Daktaris
  • 1: « Nairobi » de Mombasa African Rythm and blues (7'33)
  • 2: « Colonial mentality » de Fela Kuti (12'17) - 6minutes
  • 4: « Dreams » de Ravi Shankar (3'01)
  • 5: « Spirit Wall » d'Ablaye Cissoko et  Simon Goubert (12'40)
  • 6: « Call me Frank »  De Frank & His Professionnels (3'46)
  • 7: « Mi Kple Dogbekpo »  African Scream contest (3'54)
  • 5: « Afro Blue » de  Dee Dee Bridgewater (8'26)
  • 6: « One Step Ahead» Mos Def & Aretha (6'45)
  • Générique : « Musicawi » The Dakaris

Ecoutez l'émission en cliquant sur les liens ci-dessous : 



Emission rédigée et réalisée par la Note blanche (Blas P.)

26 déc. 2019

"Prince Of Peace" dans la Note blanche en podcast ...

La Note blanche revient sur les ondes pour Noël afin de vous offrir de nouvelles découvertes musicales ...




Ecoutez le podcast de l'émission en cliquant sur les liens ci-dessous : 


Soundcloud:https://soundcloud.com/la-note-blanche/e45s03-la-note-blanche-prince-of-peace


Malgré la pluie bretonne, j'ai de  nombreuses couleurs chaudes à vous apporter ! Comme d'habitude, j'ai un programme bien chargé pour vous chers mélomanes !! Puisque c'est Noël, Je me ferai plaisir pour vous faire plaisir car j'entamerai cette émission avec un grand maître du saxophone ténor: Pharoah Sanders !!! Pour la petite histoire, en 1962, Pharoah Sanders s'installe à New York et reçoit rapidement le surnom de "Pharoah" par les membres de Sun Ra. En 1965, il joue dans le groupe de John Coltrane au moment où ce dernier commence à expérimenter un nouveau style de jazz, qu'on appellera plus tard le free jazz ... 


Ainsi, c'est dans ce style que Pharoah Sanders s'illustrera par la suite. Parmi ses collaborations célèbres, on peut noter celles où chante le vocaliste Leon Thomas et nous entendrons aussi le pianiste Lonnie Liston Smith ! Grâce à son grand intérêt pour l'Islam, Pharoah joue une musique spirituelle et marque une attirance et un retour vers la musique africaine. C'est pour ces raisons que Pharoah Sanders est considéré comme l'un des inventeurs de L'ethno-jazz. Après cette brève historique j'embrayerai sur ma sélection !! Le premier titre sera « « Elevation» extrait de l'album éponyme « Elevation» sorti en 1974 sur le label Impulse ! Vous entendrez ensuite Japan qui provient de l'album Tauhid sorti en 1966 sur le label Impulse également ! Et nous aurons à nouveau le plaisir de savourer la voix de Leon Thomas et son yodeling grâce à « Prince of Peace » , un morceau extrait de l'album «  Izipho Zam »sorti en 1969 toujours et encore sur le fameux label Impulse !!  

Fermez les yeux et laissez vous porter par la puissance musicale de Pharoah dans la Note blanche ...

 

Je resterai auprès de Pharoah en vous passant deux de mes titres préférés ! Disons que c'est un peu mon cadeau de Noël ! Il s'agit du titre « Harvest time » extrait de l'album « Pharoah » sorti en 1977 sur le label India Navigation.  Puis j'enchaînerai avec un morceau de Pharoah beaucoup plus funky et qui est surtout un cri pour la liberté ! Le morceau a pour titre « You've Got have freedom » extrait de l'album « Journey to the one » sorti en 1980 sur le label Theresa Records !


La Note blanche vous souhaite un excellent voyage vers les sons de la liberté de Pharoah Sanders sur Radio Balises ...


 

Cette émission consacrée aux sons cosmiques du saxophone de Pharoah Sanders s'achève sur ces dernières notes de liberté ! Cependant, sachez que j'ai encore plein de titres à partager car son œuvre musicale est infinie !! Je vous conseille d'ailleurs impérativement les albums où Pharoah accompagne John Coltrane car ce sont de véritables bijoux  : 

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1965: Ascension (Impulse!)
1965: Kulu Sé MaMa (Impulse!) 
1965: Meditations (Impulse!) 
1966: Live At The Village Vanguard Again! (Impulse!) 
1966: Live In Japan (Impulse!)

Merci à tous et à toutes d'être fidèle au poste et aux ondes de la Note blanche et je vous souhaite à tous et à toutes un Noel  et une belle semaine en musique ♫♫♫

Comme d'habitude, la Note blanche revient samedi prochain à 17h pour de nouvelles surprises en musique ainsi que mercredi à 11h pour la rediffusion de cette émission ! Pour ceux qui en veulent toujours encore et encore et encore,et surtout pour ceux pour qui c'est Noël tous les jours lorsqu'il y a de la musique, sachez que vous pouvez pianoter de vos dix petits doigts de mélomane:https://radiobalises.com/  pour vous rendre sur la page officielle de la note blanche qui contient tous les podcasts et toutes les informations sur les titres diffusés.


Playlist : 


  • Générique: "Musicawi-" The Daktaris
  • 1 : « Elevation » (18'01)
  • 2 : « Japan » de Pharoah Sanders (03'04)
  • 3 : « Prince of peace » de Pharoah Sanders (08'52)
  • 4 : « Harvest time » de Pharoah Sanders (20'17)
  • 5 : « You've Got have freedom »  de Pharoah Sanders (6'52)
  • Générique de fin : « Musicawi » The Dakaris


Ecoutez le podcast de l'émission en cliquant sur les liens ci-dessous:



Emission rédigée et réalisée par la Note blanche ...