8 juil. 2019

"Jazz/Rock psychédélique" (Partie 2)

La semaine dernière, nous avons consacré notre émission à l'histoire du jazz/rock psychédélique afin d'ouvrir nos âmes et nos consciences ! Pour profiter au mieux de ce deuxième chapitre sur l'histoire de cette période psyché , la Note blanche va se consacrer à l'univers de la guitare jazz/rock, notamment aux puissants délires de Frank Zappa  et de Jim Morrison ...


Pour écouter le podcast de l'émission, cliquez sur les liens ci-dessous :



Dans un premier temps, pour comprendre le rôle du rock dans le mouvement psychédélique, nous retournerons aux origines du rôle de la guitare jazz !  Le rôle de la guitare dans le jazz a énormément changé depuis les orchestres de la Nouvelle-Orléans. Quand le nombre de musiciens des ensembles a explosé à la fin des années 20, il est devenu difficile aux guitaristes de se faire entendre. Par conséquent, la solution fut de passer de la guitare acoustique à la guitare électrique ! En effet, depuis des générations, des guitaristes ont repoussé les limites du répertoire de leur instrument. Nous entamerons cette première partie de l'émission avec l'énergie volcanique du guitariste rock de Sonny Sharrock avec le morceau «Many Mansions » extrait de l'album « Ask the Ages » sorti en 1991 sur le label Axiom.

A vos marques et c'est reparti pour un décollage en musique dans la Note blanche  ...



Suite à l'étude des origines de la guitare jazz/rock, la deuxième partie sera exclusivement dédiée au génie du rock psychédélique, Frank Zappa ! Souvenez-vous de la partie de l'histoire du jazz/rock psychédélique. Nous avions nos oreilles s'étaient déjà penchées sur le morceau démentiel « Muffin' Man » ! Pour la petite histoire, Frank Zappa est un guitariste, auteur-compositeur-interprète, producteur, satiriste et réalisateur américain. De plus, le musicien explore différents genres musicaux très distincts comme le rock, le jazz, la musique classique et la musique concrète. La musique de Zappa est teintée d'expérimentation qui puise dans de multiples styles musicaux et s'avèrent difficile à classifier !  Sous le couvert de sons psychédéliques totalement surréalistes, humoristiques et délurés, Zappa impose ses propres couleurs au monde de la musique, ce qui le rend unique à tous les points de vue.Tout au long de sa carrière, Zappa a sorti plus de soixante albums qu'il a enregistrés avec le groupe Mothers of Invention, et pour une bonne partie, sous son propre nom. Dans sa jeunesse, il développa un vif intérêt pour les compositeurs classiques du XXe siècle comme Edgard Varèse, Igor Stravinsky ou encore Anon Webern. Il se pencha également sur le rhythm and blues des années 50. Par conséquent, Zappa s'est essayé à la composition de musique classique au lycée tout en jouant de la batterie dans des groupes de rhythm and blues. Puis, il s'est finalement orienté vers la guitare qui est resté son instrument de prédilection pendant une grande partie de sa carrière. Pour résumé, Frank Zappa s'est ouvert à diverses influences musicales.

La Note blanche vous souhaite un voyage cosmique et déluré grâce à Frank Zappa sur les ondes de Radio Balises 99.8 ...


Nous poursuivrons avec un autre artiste emblématique du genre psychédélique des années 60/70. Cet artiste a su ouvrir les portes de perception en musique grâce à son talent indéniable : Jim Morrison ! Tout d'abord, je reviendrai, comme d'habitude, sur sa biographie. Jim Morrison, né James Douglas Morrison le 8 décembre 1943 à Melbourne (Floride) aux États-Unis, et mort le 3 juillet 1971 à Paris, en France est un chanteur et poète américain, cofondateur du groupe de rock américain The Doors, dont il fut membre de 1965 à sa mort. Considéré comme un sex-symbol provocant au comportement volontairement excessif, devenu une véritable idole du rock, mais aussi intellectuel engagé dans le mouvement du protest song, en particulier contre la guerre du Viêt Nam. Cependant, ce dernier ne revendiquait toutefois aucune idée politique. Avec sa voix teinté par le blues, le chanteur était fortement par attiré par le chamanisme. Oon lui attribua une réputation de « poète maudit » à cause de sa mort prématurée, à Paris, dans des circonstances mal élucidées. Cette tragédie le transforma en légende, notamment fondatrice de ce qui est connu sous le nom de Club des 27. Et oui, jimi hendrix est mort à 27 ans ainsi que Janis Joplin. Le culte que lui vouent ses fans éclipse cependant une œuvre poétique d'une grande richesse que Morrison lui-même a pu considérer comme sa principale activité. Morrison commence à écrire des chansons, dont plusieurs figurent sur les trois premiers albums de The Doors. Un jour qu'il se promène sur la plage de Venice Beach, il croise Ray Manzarek, qui était lui aussi fraîchement diplômé en cinéma. Les deux anciens élèves de l'UCLA discutent,et en viennent à parler musique. Ray Manzarek qui joue de l'orgue dans un groupe de rock, demande à Morrison de lui chanter une de ses compositions. Morrison aurait alors chanté « Moonlight Drive », un titre qui figurera sur Strange Days, le deuxième disque des Doors.

Immédiatement séduit par l'intensité lyrique des paroles, Ray Manzarek se serait exclamé : « Hey, man, let's form a rock band and make a million dollars ! » (« Eh, mec, formons un groupe de rock et gagnons un million de dollars ! »).  Jim Morrison propose alors immédiatement le nom de « The Doors », en le justifiant de cette façon : « Il y a le connu. Il y a l'inconnu. Et entre les deux, il y a la porte, et c'est ça que je veux être ». Il fait ainsi référence au livre de Aldous Huxley, "Les Portes de la perception", titre lui-même tiré d'une citation de William Blake : « If the doors of perception were cleansed everything/would appear to man as it is - infinite » (« Si les portes de la perception étaient nettoyées toute chose/apparaîtrait à l'homme telle qu'elle est - infinie », tiré de "The Marriage of Heaven and Hell", W. Blake).

Ces définitions donnés par Jim Morrison éclairent, par conséquent, la première partie de notre émission consacrée à la musique psychédélique ! Souvenez-vous,  le psychédélisme anglais, dont le cœur est le quartier Carnaby Street à Londres, se révélait plutôt pop et surtout plus empreint d'un onirisme inspiré des contes de Lewis Carroll comme Alice aux pays des merveilles par exemple ou de l'imaginaire métaphorique de William Blake, d'Aldous Huxley avec Les Portes de la perception . De plus, L'origine du mot « psyché » provient et prend un véritable sens grâce à une correspondance entre le psychiatre H. Osmond et le fameux écrivain A . Huxley dont Jim Morrison s’inspirait ...

Ouvrez les portes de la perception grâce à Jim Morrison dans la Note blanche ...


Enfin, sachez  que si je vous renvoie vers l'époque du psychédélisme, c'est bien parce-que tous ces artistes se sont énormément inspirés de la musique afro-américaine, dont le blues et le rythm and blues. D'ailleurs, si nous prêtons attention au chant de Jim Morrison, nous remarquons que sa voix est pratiquement celle d'un véritable bluesman ! La musique afro-américaine a provoqué une véritable révolution dans la musique jazz et rock. C'est un fait irrévocable ! Donc, si la Note blanche revient sur des styles différents et variés en matière de musique, c'est bien pour vous faire comprendre l'importance de l'influence des plus grands jazzmen ...


Playlist : 


  • Générique : « Musicawa silt» The Daktaris
  • Titre 1 :Sonny Sharrock « Many mansions » (9'31)
  • Mixe/Montage Frank Zappa « La Note blanche » : 1)« Dirty love » ,2) « Montana » 3)« What's the ugliest part of you »,4)« Lonely Littlle girl »5)« Absolutely free « 6)« Black Napkins »(17'54)
  • Mixe 2 : The Doors 1)« Riders of the storm », 2)« Strange days »,3)« People are strange » , 4))« The Changeling »,5)« You're lost little girl »  6) Light my fire (29'14)
  • Générique de fin :  « Light my fire »The Doors (03'09)


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Emission rédigée et réalisée par la Note blanche 

2 juil. 2019

Dernière lettre de Jim Morrison

Après avoir enregistré le sixième album du groupe, LA Woman, au printemps 1971, Jim Morrison quitte Los Angeles pour rejoindre sa compagne Pamela Courson à Paris. Le soir du 2 juillet 1971, il se serait rendu au Rock’n’Roll Circus dans l’espoir de trouver de l’héroïne pour elle, et selon la rumeur, il en aurait délibérément pris une dose pure et serait mort d’une overdose dans les toilettes du club. On soupçonne que, pour éviter qu’un scandale ne s’abatte sur les lieux, il aurait été ramené dans son appartement de la rue Beautreillis et placé dans la baignoire où il fut retrouvé. Voici une des dernières lettres connues d’un des membres les plus emblématiques du mythique Club 27.

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"Pardon de ne pas avoir écrit plus tôt"




18 mai 1971

Chers Franck et Kathy,

Pardon de ne pas avoir écrit plus tôt. Je n’ai pas l’impression qu’on soit là depuis longtemps. Nous avons voyagé en Espagne (le meilleur c’était Grenade), au Maroc, dans le sud de la France et en Corse où j’ai perdu ma veste, mon argent, etc. & nous avons du reprendre l’avion pour Paris en attendant plus. Si la Sicile ressemble à la Corse, il est probable que vous adoriez. Nous serons de retour à Paris vers le 7 juin jusqu’à septembre. Il y a une chambre en plus alors venez chez nous.

Comment va la vie ?

Dites bonjour à tout le monde et essayez de venir ici.

Jim

1 juil. 2019

Lettre de Jean Seberg aux camé : "Rien à foutre, on veut de la neige dans nos veines"

Le 30 août 1979, l’actrice emblématique de la Nouvelle Vague, épouse de Romain Gary, Jean Seberg, était retrouvée morte dans sa voiture. Un an avant son suicide (le rapport d’autopsie conclura à une surdose d’alcool et de barbituriques), elle adresse cette « lettre d’amour aux camés », violente protestation contre les ravages de la drogue, hymne dionysiaque à la vie.

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Février 1978


Salut les cons, les voyous, les roadies, et les blues jeans Renoma :

Je suis de passage et j’ai deux ou trois trucs à vous dire, comme ça. De quoi je me mêle ? De vous tous et de milliers d’autres. Une gueule est faite pour parler et une machine pour taper, et un être humain pour - comme disait le plus grand planeur de tous les temps - « aimer son prochain ». Voilà. Le shérif est en ville, et il va tirer. Et rien à foutre. Et un peu partout. Salut les reines des restes : restes de vous - même avec vos bébés nés en manque car vous étiez trop lâches pour avouer au toubib que vous étiez toxicos enceintes. Le môme pleure dans le coin, le linge sale et le ventre vide : pas de Nesquik pour lui, pas assez de blé. Juste assez pour que maman achète sa poudre. Juste assez pour qu’elle baise n’importe qui, n’importe comment pour avoir de quoi retrouver son dealer, sous une porte cochère. Vite. Vite. Il neige sur Paris… pied ! Rare ! Rien à en foutre, on veut de la neige dans nos veines. On espère qu’entre-temps le même n’a pas renversé ce qui traînait de Mari sur le canapé sale, à côté du dernier Mandrax. Fixette. Vite. Aiguille sale ? Hépatite ? Rien à foutre. San Sebastian de la Blanche, c’est pas notre faute. La société nous a fait comme ça. Mon vieux est un con. Maman n’a rien compris. Leila m’a laissé pour une autre. Tralala là et chiale, chiale. Chier, faites chier. Tous. Salut mes loulous, mes rouleurs de mes deux, kamikaze de la Harley, mes bras restent. C’est bien ? Tu es cool. Cool. Je sais. Si cool que tu peux plus réchauffer les pieds de ta bonne femme. Ecroulés côte à côte - hmmm, hmmm, pied - et si on essayait de baiser ? Blff.

Tellement mieux le flash, tellement mieux. Sales cons minables, vous osez vous défoncer en écoutant Dylan et Lay, Lady Lay. Vous êtes obscènes. Lui, il a ses emmerdes aussi, il doit vivre avec son génie - chose jamais facile, demande à Baudelaire, demande à Garrel, demande à Romain Gary et demande à Eustache - avec ses problèmes conjugaux. Et il bosse, le mec. Il est sur pied tous les jours, pour chanter Hurricane Carter pour vous. Vous êtes obscènes. (Putain, elle nous emmerde, mettons sa lettre dans les chiottes). Rien à foutre. Elle est vraiment trop square). D’accord, j’ai rien dit. Mais j’ai quand même envie de causer encore. Vous me casseriez la gueule ? Essaie donc : Pierrot mon Loulou élu viendra te saluer. Certains amis au teint basané me trouvent assez sympathique. Vous vous défoncez avec Sonny Criss ? Je vous l’interdis.

Interdis. C’était mon copain, et il essayait avec moi de vous décrocher. Et il jouait presque aussi bien que Yardbird Parker qui, sur son lit de mort, suppliait les jeunes musiciens de le croire quand il disait que son génie ne venait pas du cheval. Ça venait de son génie et de ses efforts au-delà du possible. Point c’est tout. Il travaillait. Ça s’apprend le sax. Tu te shootes avec Miles ? Ça se travaille la trompette. Des heures et des années chaque jour. Paul Desmond vous branche ? Moi aussi. Il fumait même pas les joints (à propos, puisque vous êtes tous si together, savez-vous qu’il vient de mourir avant la cinquantaine… de cancer ?). Et il est sublime Mick Jagger. Et Keith peut-être plus. Et ils se donnent à ne plus en finir pour vous. Et gracias, de nada, vous restez contre le mur avec le garrot, trop défoncé pour l’enlever.

Et Bobby Marley ? Qui ne l’aime pas ? Et il fait de la musique et de la politique, et il risque sa vie. Sniffette, sniffette. Et n’écoutez plus, je vous en prie, mon ami Memphis Slim. On est cool, huh ? (Elle peut pas la fermer celle-là. Pour qui elle se prend ? Pour une girl-scout ?). Et Hakim Jamal ?, cousin de Malcom X, ex-toxico, taulard, Muslim noir, plus bel homme qui a jamais marché sur la terre : il est mort mon Jamal - huit balles dans le ventre. Trois junkies revenus du Vietnam l’ont fait. Vietnam. OK (circonstance atténuante), mais vous m’avez tué Jamal. Oh, t’en fais pas, je fais pas du racisme à l’envers. J’ai connu des salauds et des minables, des crados et des paresseux de toutes les couleurs.

Bon, basta. J’arrête. Je fume une sèche, je bois une bière. Et je plane. Avec Count Basie, The Count. Je vais prendre un bain et mettre des pétales de rose dedans. Je la boucle, vous me fatiguez trop. Juste, une dernière chose, les copains, André Malraux, connais ? Moi, si. Assez bien. Et de toute sa vie, il a fumé trois boulettes d’opium, juste pour décrire le vieux Gisors. Trois. OK ? Salut les vauriens. Bacci. The Count joue Two for the blues et ça plane sec ! Navré pour la sèche, Madame Weil… Personne n’est parfait, n’est-ce pas ?

Quinze minutes.

Me revoilà ! Caftan, encens, parfum. The Count joue Jump for Johnny et je laisse tranquille mes camés avec leur overdose : qu’ils crèvent dans leurs vomis. […] Et je m’adresse maintenant aux poulets. Calmement. Je sais que vous faites un métier aliénant. Je sais que vous en avez marre. Mais ce n’est pas une raison pour terroriser Garrel et sa belle dame et tous les autres. […] Ne frappez plus mes potes qui essaient douloureusement de sortir de leur désespoir. Tenez-vous bien, je vous en prie. Vous savez mieux que moi où est la came, vous savez qui la fabrique, d’où elle vient, et qui en profite. Soyez des gardiens de la paix : DE LA PAIX. C’est noble. […] Bref, n’oubliez pas votre premier catéchisme. « Aime ton prochain comme toi-même ! » Donc tenue et calme et aimez-vous les uns les autres. Chacun de nous chante ses blues. Merci.


PS : Je sais que je vais trop loin, mais je n’aime pas à oublier cette phrase d’André Malraux : « Faire connaître aux hommes la grandeur qu’ils ignorent en eux. » Salut.




Extrait A Bout de souffle, J. L Godard (1960) : 



23 juin 2019

"Jazz/Rock psychédélique" (Partie 1)

La Note blanche revient sur les ondes pour libérer vos âmes et vos consciences et vivre des expériences ultra-sensorielles grâce à une émission ultra-délirante et entièrement et spécialement dédiée à la musique psychédélique ...





Pour écouter le podcast de l'émission, cliquez sur les liens ci-dessous:



Histoire de vous mettre en condition, je vous décrirai brièvement les origines du psychédélisme. Le psychédélisme est apparu au milieu des années 60. Le rock psychédélique est un genre inspiré par l'usage de drogues hallucinogènes et notamment du LSD ( aussi appeler « acid rock »). Cette explosion multicolore et multi-sonore transcende l'esthétisme musical et libère les consciences. Né à San Francisco, le mouvement américain est caractérisé par une politique libertaire, qui dénonce la guerre du Vietnam et milite en faveur de l'émancipation des mœurs. Par ailleurs, le psychédélisme anglais, dont le cœur est le quartier Carnaby Street à Londres, se révèle plus pop et surtout plus empreint d'un onirisme inspiré des contes de Lewis Carroll comme Alice aux pays des merveilles par exemple ou de l'imaginaire métaphorique de William Blake, d'Aldous Huxley avec Les Portes de la perception . Au niveau musical, ce genre est particularisé par une construction rythmique hypnotique, souvent humoristique,des mélodies répétitives et pénétrantes, des solos instrumentaux longs et tortueux, modelés d'effets sonores tels que la wah-wah et la distorsion, le tout dans des morceaux généralement assez longs. 

L'origine du mot « psyché » provient et prend un véritable sens grâce à une correspondance entre le psychiatre H. Osmond et l'écrivain A . Huxley. Du grec "psyché"," âme" et "delein"," visible", les deux hommes ont parlé d'un état qui rendrait « l'âme visible, manifeste ». De plus, Timothy Leary, écrivain, scientifique et psychologue, prônait l'utilisation scientifique des psychédéliques. Son célèbre slogan « Come together, join party » sera repris par les Beatles dans leur célèbre titre « Come together ». En effet, son influence dans le monde du psychédélisme sera majeure puisque ce dernier a inspiré de nombreux talents comme John Lennon, Jimi Hendrix "Are you experienced", l'écrivain Aldous Huxley, etc. Enfin, cet homme revendiquait l'expérience sensorielle, mystique et spirituelle, notamment par le biais du LSD, du voyage astral, de la méditation, etc. Ses méthodes controversées ont largement nourris le mouvement psyché et correspondent à l'état d'esprit recherché par les artistes.

Pour résumé, le psychédélisme cherche à provoquer un état physique et spirituel. Il illustre l'état d'esprit des années 60 avec la libération des droits, de la morale, les différents événements politiques à travers le monde, la guerre du Vietnam, etc! Enfin l'art pictural qui s'exprime surtout grâce aux affiches. Inspiré de l'Art nouveau, le psychédélisme décrit un état de rêve éveillé obtenu grâce à des expériences hallucinogènes ce qui explique que les images psychédéliques renvoient aux hallucinations, à un paradis terrestre dans un monde de rêve. Ce mouvement mondial débouche sur une nouvelle philosophie de la vie : avec la recherche de la liberté, de spiritualité ou de l'amour... ! Mais entraîne aussi à la consommation de drogues comme moyen de libération..L'Art Psychédélique est agressif à première vue. Nous y trouvons des couleurs très vives, très contrastées, multicolores, discordantes et acidulées. Il est contemporain du Pop Art.

Nous commencerons  en musique avec les ancêtres du genre : le groupe Caravan ! La Note blanche vous proposera une première session qui sera d'abord consacrée aux groupes qui ont composé la première école du psychédélisme anglais : le Canterbury ! Vous retrouverez dans les morceaux toutes les légendes du rock psychédélique, dont entre autre Robert Wyatt, Kevin Ayers, Brian Hopper, Hugh Hopper et Richard Sinclair.

C'est parti pour la musique, grâce au titre « Where but Caravan Would I » du groupe Caravan sorti en 1968 sur le label DECCA et « Garden of Earthly Delights» d'Arzachel sorti en 1969 sur le label Evolution !

Commençons notre voyage ultra-sensoriel grâce à la musique psychédélique dans la Note blanche ...

Nous passerons à un autre groupe maître du genre, Gong ! Suite à leur album mythique Camembert électrique sorti en 1971, j'ai décidé de vous faire décoller ce soir avec les titres « Magick Mother Invocation » et « Master Builder » extrait de l'album « You » sorti en 74 sur le label Virgin ! « You » est en fait l'album final de la trilogie Radio Gnome consacrée à l'histoire mythologique des habitants d'une planète utopique ! Vous planerez donc sur une fusion jazz/rock originale, humoristique, mystique et cosmique grâce à Daevid Allen et Steve Hillage à la guitare, Tim Blake au clavier, Didier Malherbe au hautbois et Mike Howlett à la batterie!

Branchez vous sur radio gnome dans les abysses de la psyché sur Radio balises 99.8 ...


Nous continuerons notre traversée dans les années 70 avec National Health qui fut fondé en 1975 par les claviéristes d'Hatfield and the North et de Gilgamesh (Dave Stewart et Alan Gowen). Une nouvelle fois vous vous envolerez très très loin vers la planète du psychédélisme avec le titre « Dreams Wide Awake » sorti en 78 sur le label Charly Records ! 

Bon voyage mes auditeurs, avec National Health dans la Note blanche ...


J'espère que vous garderez les oreilles bien ouvertes car nous poursuivrons sur notre lancée cosmico-psyché grâce à deux groupes majeures de l'école Canterbury, il s'agit bien sûr de Soft Machine ! Suite au départ de Kevin Ayers, Soft Machine transcende son rock psychédélique par une sévère injection de jazz moderne et va de l'avant ! L'album Third sorti en 70 sur le label Barclay, résonne comme une révélation et procure le grand frisson de la découverte qui est celle d'une musique fusionnelle et insolite dont on sait qu'elle hantera à jamais les esprits qui l'ont entendue ! 

Nous allons tout de suite plonger dans l'univers de Soft Machine grâce au titre « Moon in june » chanté par Monsieur Robert Wyatt, encore ...

Nous profiterons de cette session spéciale psyché  pour diffuser un titre de  l'incontournable Frank Zappa ! La musique de Zappa est teintée d'expérimentation qui puise dans de multiples styles musicaux et s'avèrent difficile à classifier !  Sous le couvert de sons psychédéliques totalement surréalistes, humoristiques et délurés, Zappa impose ses propres couleurs au monde de la musique, ce qui le rend unique à tous les points de vue. C'est avec le titre « Muffin Man » sorti en 75 sur le label Discreet, que nous plongerons une nouvelle fois dans l'océan musical que nous offre le psychédélisme ! 

Réveillez-vous grâce à Zapppppa et Hendrixxxx sur Radio Balises (j'en tremble déjà) ...


Vous entendrez également « May this be love » du grand guitariste des années 70 Jimi Hendrix, dans la Note blanche ! « May be this love » qui est extrait de l'album « Are you experienced » de Jimi Hendrix sorti en 1967 sur le label Polydor et qui est évidemment un des grands classiques du psyché ! Et je vais maintenant vous réveiller avec de la psyché-funk ou, autrement dit, le P-funk avec Funkadelic ! Vous allez donc vibrer et danser sur le titre « Standing on the verge of getting » extrait de l'album éponyme « Standing on the verge of getting » sorti en 1974 sur le label WestboundRecords !

Nous continuerons cette aventure  en changeant d'époque la semaine prochaine pour un autre chapitre sur l'histoire du psychédélisme ! En attendant, comme d'habitude, nous nous retrouverons mercredi prochain à 11h pour la rediffusion de cette émission et tous les samedis à 17h !! Si vous en voulez encore encore encore et encore, rendez vous sur la page de la Note blanche en tapant https://radiobalises.com/. Vous y retrouverez toutes les émissions ainsi que toutes les informations sur les titres diffusés ! De plus, n'oubliez pas de vous rendre sur le blog officiel de la Note blanche en pianotant https://noteblanche.blogspot.com/ !

Je vous souhaite à tous et à toutes un très belle semaine en musique ...

Playlist : 


  • Générique : « Musiqawi-silt » The Daktaris
  • Mixe 1 : Caravan/Arzachel : 1) « Where but Caravan Would I ? » 2) « Garden of Earthly Delights » (11'41)
  • Mixe 2 : Gong : 1)« Magick Mother invocation » 2) « Master builder (8'10)
  • Musique 3 : National Health : « Dream wide awake » (8'47)
  • Musique 4 : Soft Machine : « Moon in june » (13'59)
  • Mixe 5 : Frank Zappa/JimiHendrix : 1)« Muffin Man » 2) « May this be love » (8'00)
  • Musique 6 : Funkadelic : « Standing on the verge of getting » (5'10)
  • Générique : « Musiqawi-silt » The Daktaris

Pour écouter le podcast de l'émission, cliquez sur les liens ci-dessous:




Emission rédigée et réalisée par La Note blanche 

17 juin 2019

L'Art Nouveau et Alfons Mucha (1860-1939)

Considéré comme le Maître de l'art nouveau Alfons Mucha d'origine slave, connu son plus grand succès à Paris. Il exécuta principalement des affiches publicitaires ou non représentant des femmes séduisantes aux chevelures flottantes et aux vêtements souples.

Affiches, tableaux, dessins, etc :



Affiches publicitaires : 


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A. Mucha et les femmes :


 


Biographie : 


Alfons Maria Mucha, né à Ivančice (qui faisait alors partie de l'Empire austro-hongrois) le 24 juillet 1860 et mort à Prague le 14 juillet 1939, est un peintre tchèque, fer-de-lance du style Art nouveau.

auto-portrait

Second enfant de Ondřej Mucha, huissier de justice, son aptitude au chant lui permet de poursuivre son éducation dans la capitale morave, Brno, mais son amour de jeunesse a toujours été le dessin. Il avait commencé à dessiner avant même de savoir marcher, sa mère lui attachant régulièrement un crayon au cou. Très peu de ses dessins de jeunesse ont été conservés. Parmi ceux-ci, se trouve Ukřižováni (La Crucifixion), qu'il dessina quand il avait environ huit ans. Après avoir réalisé quelques travaux décoratifs en Moravie (essentiellement des décors de théâtre), il émigre en 1879 à Vienne afin de travailler pour la plus grande entreprise de décors de théâtre de Vienne, tout en continuant sa formation artistique. Il revient en Moravie en 1881, après qu'un incendie a détruit cette entreprise, et réalise des décorations et des portraits en indépendant. Le comte Karl Khuen de Mikulov, l'ayant recruté pour décorer les murs du château Hrusovany Emmahof, est tellement impressionné qu'il finance les études de Mucha à Munich.

Mucha se rend ensuite à Paris en 1887 pour continuer ses études à l'Académie Julian et à l'Académie Colarossi, tout en produisant une revue et en réalisant des affiches publicitaires. Seul artiste disponible en décembre 1894, il réalise l'affiche publicitaire de Gismonda, la pièce jouée par Sarah Bernhardt au Théâtre de la Renaissance où il est engagé pour six ans. Son style délié lui vaut une certaine notoriété. Il réalise notamment Lorenzaccio, La Dame aux camélias (1896), Hamlet et Médée (1898).

En 1896, il participe à l'Exposition du Cirque de Reims et réalise l'affiche du Salon des Cent qui se tient à Paris.

Mucha est aussi connu pour avoir produit une série de peintures, posters et affiches publicitaires appartenant au style Art nouveau. Parmi les plus célèbres, on peut citer Lefèvre-Utile, Job, Perfecta, Ruinart, Moët et Chandon.

Il représentait souvent de belles jeunes femmes dans des robes néoclassiques aux drapés flottants, souvent couronnées de fleurs formant un halo au-dessus de leur tête. Son style a rapidement été imité, mais sans la touche de beauté et d'artistique que seul Mucha pouvait donner.

Mucha se rend ensuite aux États-Unis de 1906 à 1910 pour y recueillir des fonds et réaliser ce qu'il considérait comme son œuvre maîtresse, l'Épopée des Slaves. C'est Charles Crane, un riche industriel rencontré à Chicago qui lui permet de revenir en Bohême et de s'établir à Prague. Outre la réalisation de son Épopée, il décore le Théâtre national, la Maison municipale ainsi que d'autres monuments de la ville. Lorsque la Tchécoslovaquie obtient son indépendance après la Première Guerre mondiale, il conçoit les nouveaux timbres-poste (dont la première émission du Château de Prague), billets de banque et autres documents officiels pour la nouvelle nation.

Il meurt à Prague le 14 juillet 1939( le jour de son anniversaire ) à l'age de 79 ans, quelques jours après avoir été interrogé par la Gestapo. Son corps est jeté à la fosse commune, l'Église catholique lui ayant refusé une sépulture en terre chrétienne du fait de son appartenance à la franc-maçonnerie. Une plaque commémorative lui est dédiée au cimetière des Grands Hommes de Prague.

À l'époque de sa mort, son style était déjà considéré comme dépassé, mais l'intérêt pour cet art magnifique est réapparu dans les années 1960 et continue périodiquement à inspirer et à influencer les illustrateurs contemporains. Son fils Jiří Mucha, un auteur qui a beaucoup écrit sur son père, a souvent attiré l'attention sur son travail.

Une loge maçonnique francophone, à Prague, porte son nom.


  • 1860 : Le 24 Juillet, Alphonse Maria Mucha naît à Ivancice, dans le sud de la Moravie. Son père Ondrej Mucha, huissier au tribunal.
  • 1871 : Mucha obtient une place dans une chorale de l'église Saint-Pierre de Brno, capitale de la Moravie.
  • 1875 : Il revient dans sa ville natale où son père lui trouve un emploi de greffier au tribunal.
  • 1878 : Mucha pose sa candidature pour entrer à l'Académie des beaux arts de Prague. Sa demande est rejetée avec la recommandation : « Choisissez une autre profession où vous serez plus utile. »
  • 1879 : Il part à Vienne pour travailler comme peintre de décors pour l'entreprise Kautsky-Brioschi-Burghardt.
  • 1881 : Il quitte Vienne lorsque le Ringtheater, le meilleur client de son employeur, brûle dans un incendie où 500 personnes trouvent la mort. Mucha, en sa qualité de plus jeune employé est congédié. Il se rend à Mikulov où il gagne sa vie comme peintre de Portraits. Il rencontre le comte Khuen Belasi qui lui passe un commande pour la décoration de son château à Emmahof.
  • 1883 : Il s'installe au château de Gandegg dans le Tyrol, où le frère du comte Khuen, un artiste amateur, devient le mécène de Mucha.
  • 1885 : Il commence ses études à l'Académie de Munich, parrainé par le frère du comte Khuen.
  • 1887 : Il s'installe à Paris pour étudier à l'Académie Julian, toujours parrainé par le comte.
  • 1888 : Il quitte l'Académie Julian et devient étudiant à l'Académie Colarossi.
  • 1889 : Le parrainage du comte prend fin. Il quitte l'Académie Colarossi et cherche du travail comme illustrateur.
  • 1890 : Il s'installe dans le studio au-dessus de la crèmerie de Madame Charlotte dans la rue de la Grande Chaumière. Il commence à illustrer un magazine de théâtre, dans lequel paraît son premier dessin de Sarah Bernhardt en Cléopâtre.


Les 4 saisons (huile sur toile) :

 

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Les 4 moments de la journée :

 

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Le Tarot :

 

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La Philosophie de l’oubli

Résultat de recherche d'images pour "Friedrich Nietzsche""Dans le plus petit comme dans le plus grand bonheur, il y a quelque chose qui fait que le bonheur est un bonheur: la possibilité d’oublier, ou pour le dire en termes plus savants, la faculté de sentir les choses, aussi longtemps que dure le bonheur, en dehors de toute perspective historique. L’homme qui est incapable de s’asseoir au seuil de l’instant en oubliant tous les événements du passé, celui qui ne peut pas, sans vertige et sans peur, se dresser un instant tout debout, comme une victoire, ne saura jamais ce qu’est un bonheur et, ce qui est pire, il ne fera jamais rien pour donner du bonheur aux autres. Imaginez l’exemple extrême: un homme qui serait incapable de ne rien oublier et qui serait condamné à ne voir partout qu’un devenir; celui-là ne croirait pas à sa propre existence, il ne croirait plus en soi, il verrait tout se dissoudre en une infinité de points mouvants et finirait par se perdre dans ce torrent du devenir. Finalement, en vrai disciple d’Héraclite, il n’oserait même plus bouger un doigt. Toute action exige l’oubli, comme la vie des êtres organiques exige non seulement la lumière mais aussi l’obscurité. Un homme qui ne voudrait sentir les choses qu’historiquement serait pareil à celui qu’on forcerait à s’abstenir de sommeil ou à l’animal qui ne devrait vivre que de ruminer et de ruminer sans fin. Donc, il est possible de vivre presque sans souvenir et de vivre heureux, comme le démontre l’animal, mais il est encore impossible de vivre sans oubli. Ou plus simplement encore, il y a un degré d’insomnie, de rumination, de sens, historique qui nuit au vivant et qui finit par le détruire, qu’il s’agisse d’un homme, d’un peuple ou d’une civilisation. "

"Heureux les oublieux car ils viendront à bout de leur bêtise"



Les Considérations inactuelles ou Considérations intempestives, une série de quatre œuvres philosophiques et polémiques de Friedrich Nietzsche (1873 - 1876).