11 mai 2018

Lettre de Charles Baudelaire à Gustave Flaubert

Tous deux nés la même année, Gustave Flaubert (12 décembre 1821-8 mai 1880) et Charles Baudelaire (9 avril 1821-31 août 1867), deux géants de la littérature, ont vu leur chemin se croiser à plusieurs reprises, en témoigne cette lettre.

"Vous me dites que je travaille beaucoup. 
Est-ce une cruelle moquerie ?"

26 juin 1840

Mon cher Flaubert,

Je vous remercie bien vivement de votre excellente lettre. J’ai été frappé de votre observation, et étant descendu très sincèrement dans le souvenir de mes rêveries, je me suis aperçu que de tout temps j’ai été obsédé par l’impossibilité de me rendre compte de certaines actions ou pensées soudaines de l’homme sans l’hypothèse de l’intervention d’une force méchante extérieure à lui. – Voilà un gros aveu dont tout le 19e siècle conjuré ne me fera pas rougir. – Remarquez bien que je ne renonce pas au plaisir de changer d’idée ou de me contredire.

— Un de ces jours, si vous le permettez, en allant à Honfleur, je m’arrêterai à Rouen ; mais comme je présume que vous êtes semblable à moi et que vous haïssez les surprises, je vous préviendrai quelque temps d’avance.

— Vous me dites que je travaille beaucoup. Est-ce une cruelle moquerie ? Bien des gens, sans me compter, trouvent que je ne fais pas grand chose.

Travailler, c’est travailler sans cesse ; c’est n’avoir plus de sens, plus de rêverie ; et c’est une pure volonté toujours en mouvement. J’y arriverai peut-être.

Tout à vous Votre ami bien dévoué.

CH. BAUDELAIRE

8 mai 2018

"Jazz et funk latin" dans la Note blanche en podcast

Encore une fois que des belles impressions musicales pour vous mes chers auditeurs, en podcast sur Radio Balises ...Et avec le retour de ce beau soleil, je commencerai notre note blanche sous le ciel latin, et celui de l’Égypte !



Retrouvez le podcast de l'émission en cliquant sur les liens ci-dessous : 

Radio Balises : à venir

Soundcloud : https://soundcloud.com/la-note-blanche/e11-la-note-blanche-jazz-et-funk-latin


Vous allez agiter votre popotin avec Ricardo Morreno and the group et son titre diabolique « Babalonia » ! Ricardo Marrero est un musicien virtuose. Il est diplômé de la prestigieuse High School of Music and Art de New York. Il joue aussi bien des percussions que du vibraphone, ou encore du piano! Il est  Membre actif de la musique Latin Funk dans le milieu des années 70'. En 1976 il compose avec The Group , l’album "A Taste" dont l’histoire et la musique incroyable en font un disque très recherché des collectionneurs. Il est considéré comme le Saint Graal de la musique Latin Funk ! Mais ne vous inquiétez pas car vous pourrez retrouver ce titre « Babalonia » dans l'album « Welcome to the party » sorti en 2008 sur le label Jazzman records !

Déchaînez vos passions chers auditeurs grâce aux sons cosmiques de la Note blanche ...


Suite à ce titre, vous écouterez le morceau « Neveen » de Salah Ragab and the cairo band ! Je tiens à rappeler que ce musicien était batteur multi-instrumentiste et une figure centrale de l'histoire du jazz en Egypte ! Il a notamment collaboré avec Sun Ra et fondé le premier Jazz band du Caire en 1968 ! Le morceau « Neveen » est extrait de l'album « Salab Ragab and the Cairo jazz band » réédité en 2007 sur le label Art Yard ! Puis, nous resterons dans le jazz afro avec le groupe The positive force with ade olatonji et leur très beau titre "The Afrikan in winter". Puis, vous rêvasserez avec le groupe Ndikho xaba and the natives et leur morceau « Nomusa ». Ces deux bijoux des années 70 sont issus du coffret « Spiritual jazz modal and deep from the underground  » sorti en 2008, une nouvelle fois sur le label Jazzman record !

Laissez vous aller dans des sons ésotériques de la Note blanche ...


Nous poursuivrons l'émission sur la planète jazz puisque je vais tout de suite vous passez deux perles de génies !! Il s'agira du titre « His blessings » qui provient de l'album « Extensions ». « Extensions » qui fait parti des créations du pianiste McCoy Tyner. L'album est sorti en février 70 chez le label blue note. Nous y retrouvons une tribu de génies comme Wayne Shorter, Ron Carter, Elvin Jones et Alice Coltrane !!! Donc tout ça promet encore un voyage cosmique !!! Après « His Blessings », vous entendrez le morceau « Half and half » qui est issu de l'album « Illumination » dans lequel nous trouvons le quartet légendaire coltranien !!! Nous avons en effet Elvin Jones à la batterie, Jimmy Garrison à la contrebasse ainsi que McCoy Tyner au piano !!! « Illumination » est sorti en 1963 sur le label Impulse ! 

Éteignez vos portables et allumez vos oreilles : ça pulse encore et encore dans la Note blanche !!


Ensuite, je diffuserai une découverte trouver récemment dans ma caverne !!! Il s'agit du saxophoniste ténor d'Afrique du Sud : Winston Ngozi. Sa musique est fortement imprégné de John Coltrane ce qui justifie en parti la puissance de son saxophone ! Le titre s'intitule « Spring » et provient de l'album « Yakhal in komo » sorti en 1968. 

Ouvrez grand vos oreilles dans la Note blanche ...


Cette émission s'achèvera sur le titre « How high the moon »  un grand classique du jazz interprété par le Bird : Charlie Parker ! Vous pourrez réécouter ce standard sur l'album « Parker's mood » sorti en 2006 sur le label Believe/EPM !

Profitez de ce dernier bijou de la note blanche sur Radio balises 99.8 !


Playlist : 


Générique : « Musicawa » The Daktaris
1 : « Babalonia » de Ricardo Marrero & the group (03’28)
2 : « Neveen » de Salah Ragab & the Cairo (07’52)
3 : « The African in winter », The Positive force with ade olatonji (04’15)
4 : « Nomusa » de Ndiking xaba and the Natives (08’47)
5 : « His blessings » de McCoy Tyner (06’51)
6 : « Half and half » d’Elvin Jones et Jimmy Garrison (06’29)
7 : « Spring » de Winston Ngozi (10’39)
8 : « How high the moon » de Charlie Parker (05’13)
Générique : « Musicawa » The Daktaris


Retrouvez le podcast de l'émission en cliquant sur les liens ci-dessous : 

Radio Balises : à venir

Soundcloud : https://soundcloud.com/la-note-blanche/e11-la-note-blanche-jazz-et-funk-latin


Emission réalisée et rédigée par la Note blanche

4 mai 2018

"Cher Wikipedia", une lettre ouverte de Philip Roth

Capture d’écran de la lettre ouverte de Philip Roth - NewYorker.com Philip Roth n’en est pas revenu. Le célèbre écrivain américain (« Portnoy et son complexe », « Opération Shylock »...) a voulu rectifier une information. Alerté par une information erronée publiée dans Wikipédia au sujet d’un de ses romans, Philip Roth adresse un courrier aux administrateurs du site, espérant correction. Face au refus qu’il se voit notifier, le romancier procède alors à une mise au point par voie de presse. Sans colère aucune, mais empreint d’une douce ironie, il démêle le vrai du faux : exposant sa vérité, il rappelle que le métier d’écrivain, quand bien même se réfère-t-il au réel, réside dans l’art de manipuler les apparences. L’illusion est la chair du roman.

Résultat de recherche d'images pour "philip roth"
« Vous n’êtes pas une source crédible sur vous-même »


Cher(e) Wikipédia,

Je suis Philip Roth. J’ai récemment eu des raisons de lire pour la première fois l’entrée de Wikipédia portant sur mon roman intitulé La Tache. Cette entrée comporte une affirmation inexacte que j’aimerais vous demander de retirer. Cet élément est parvenu à Wikipédia non depuis la sphère de la véracité mais depuis celle du bavardage des commères du milieu littéraire – il n’y a dedans aucune vérité.

Cependant, il y a peu de temps, lorsque j’ai sollicité la suppression de cette erreur et de deux autres auprès d’un représentant officiel de Wikipédia, celui-ci s’est vu répondre par “l’administrateur de Wikipédia en anglais” – dans une lettre datée du 25 août à lui adressée – que moi, Roth, je n’étais pas une source crédible : “Je comprends que, selon vous, l’auteur est l’autorité suprême en ce qui concerne son propre travail, écrit l’administrateur de Wikipédia, mais il nous faut des sources secondaires.”

“An Open Letter to Wikipedia” a été traduit de l’anglais (États-Unis) par Lazare Bitoun et Laura Brimo Evin. Il a paru pour la première fois dans le New Yorker en septembre 2012. © Philip Roth, 2012





France Info:https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/l-histoire-du-jour/philip-roth-contre-wikipedia_1737797.html

26 avr. 2018

Retour aux sources dans la Note blanche ...

Bienvenue dans la Note blanche, une émission purement musicale, tous les samedis à 17h et tous les mercredis à 9h sur Radio Balises 99.8 !


Retrouvez le podcast de l'émission en cliquant sur les liens ci-dessous : 



Poursuivons nos bonnes habitudes avec notre petite historique de l’évolution du jazz dans la musique !! Après avoir retracé l’origine du mot jazz , nous allons voir que ce style musical provient d’adaptation des traditions musicales d’Afrique de l’ouest ! En effet, les premiers Africains sont arrivés en Amérique en 1619 à bord d’un navire hollandais qui jeta l’ancre à Jamestown dans l’état de Virginie. Bien sûr, ils ont rapporté avec eux tout un héritage musical ! Une grande partie des Africains vendus comme esclaves appartenaient à l’élite de leur communauté d’origine : ils étaient rois ou prêtres et avaient eu en Afrique la responsabilité de mener les cérémonies rituelles de la tribu qui étaient accompagnés de musique ! En Afrique la musique étant très importante elle fait partie du quotidien. Les musiciens africains jouaient du bois, des vents et des percussions. Mais une fois arrivés en Amérique, ils durent s’adapter aux instruments locaux comme les tambours, les violons et les trompettes ! Ils se trouvaient désormais dans une culture musicale qui reposait en parti sur l’écrit et non plus sur une culture orale fondée sur l’improvisation comme c’était le cas avec les poètes musiciens et griots. C’est en fréquentant les colons que les esclaves africains ont appris à lire des partitions. Il fut difficile pour eux de s’adapter à ce nouvel environnement car leur musique était parfois interdite et ils devaient donc en apprendre de nouvelle. Mais en mariant les rythmes, les mélodies et les harmonies d’Afrique au style européen et en introduisant l’improvisation dans la musique occidentale, ils finirent par donner naissance au jazz !!!!

Lourde histoire n’est-ce pas ? Pour le moment trêve de mots et revenons aux notes et pour le coup je vous propose un retour à la source en passant par l’Afrique !! Nous enchaînons en effet avec le maître incontournable Fela Kuti !Rappelons que Fela Kuti était un chanteur, saxophoniste, chef d’orchestre et homme politique nigérian né en 1938 à Abeokuta et mort en 1997. Il a été Fondateur de l’organisation « République de Kalakuta » au Nigeria. De plus, il fut parmi les inventeurs de l’afrobeat qui est la fusion des éléments afro-américains du funk, du jazz, de la musique d’Afrique occidentale, de la musique traditionnelle nigériane et des rythmes yorubas …

Encore et toujours de la transe dans la Note blanche !!


Après ce tourbillon de rythmes hypnotiques, nous restons dans la famille Kuti car nous allons entendre la rage de Seun Kuti, le fils de Fela ! Celui-ci a été à bonne école puisqu'il a appris le saxo et le piano dès l'âge de 8 ans. Il commence à jouer comme choriste dans l'orchestre de son père « Egypt 80 » à 9 ans !! Puis il fait ensuite la première partie des spectacles. Seun Kuti prend la relève de son père après son décès en 1997 et dirige actuellement cet orchestre comme chanteur et saxophoniste. Je vais donc vous passer son titre révolutionnaire « Many thing » extrait de l'album éponyme « Many thing » sorti en 2008 sur le label « Tôt ou tard » !


Nous continuerons à puiser dans la source nigérienne car nous entendrons le batteur et compositeur nigérian : Tony Allen ! Tony Allen a été l'un des pionniers de l'Afrobeat avec son maître et ami Fela Kuti !!! Et oui Tony Allen était batteur du groupe de fela ainsi que le directeur artistique de 1968 à 1979! Fela a d'ailleurs déclaré que « sans Tony Allen, il n'y aurait pas d'afrobeat ». Je diffuserai le titre« No discrimination » qui provient de l'album : « No accommodation for Lagos-no discrimination » sorti en 1978 sur le label Evolver.

Beaucoup de musique et surtout pas de discrimination dans la note blanche sur radio balises 99.8 !


Un retour aux sources dans La Note blanche et un tour en passant par l'Éthiopie ! Et ce sera grâce à Mulatu Atsake, le maître de l'éthio-jazz que nous ferons ce retour aux sources !!! Nous allons entendre la perle « Mètché Derché » provenant du volume 4 de la série «Ethiopiques».Je rappelle qu' "Éthiopiques" est une série totale d'une trentaine de disques compacts dédiés aux chanteurs et musiciens de musique éthiopienne des années 1960 aux années 2000. Ils sont édités par le label français Buda Musique et regroupent l'essentiel des disques de l'Éthio-jazz des années 1970 avec des artistes majeurs comme Mahmoud Ahmed ou Mulatu Astatke.  Après ce premier morceau nous écouterons le titre « Mulatus mood » qui est extrait de son dernier album « Mulatu steps ahead » sorti l'année dernière sur le label Strut !

A vos casques chers mélomanes, le voyage continue dans la Note blanche !!!


Enfin, nous partitions au Mali grâce au joueur de Kora, Ballake Sissoko ! Dans le titre « Chameaux », Ballaké est accompagné par le pianiste et compositeur italien Ludivico Einaudi ce qui produit des charmantes mélodies ! Vous pouvez retrouver ce titre dans l'album » Diario Mali » sorti en 2006 sur le label Music development company !

Une petite balade s'impose au Mali et à dos de chameau dans la Note blanche ...


Playlist :


  • Générique : « Musicawa » The Daktaris
  • 1 : « Roforofo fight » de Fela Kuti (15’42)
  • 2 : « Many thing » de Seun Kuti (08’01)
  • 3 : « No discrimination » de Tony Allen (05’59)
  • 4 : « Come along » d’Ebo Taylor& The Pelicans  (05’59)
  • 5 : « Mètché derché » de Mulatu Atsake (04’00)
  • 6 : « Mulatu mood » de Mulatu Atsake (05’57)
  • 7 : « Chameaux » de Ludivico Einaudi & Ballake Sissoko (03’48)
  • Générique : « Musicawa » The Daktaris

Retrouvez le podcast de l'émission en cliquant sur les liens ci-dessous : 



Emission réalisée et rédigée par la Note blanche

13 avr. 2018

Musique et Révolution en podcast dans la Note blanche ...

Nous allons encore une fois « jazzer » dans des univers musicos-parallèles ...

Retrouvez le podcast de l'émission sur : 



Nous commencerons notre émission par un petit point historique !! Après avoir vu que le jazz remontait jusqu’en Afrique, nous allons voir que cette musique est aussi engagée et constituait un message social dans les années soixante. En effet, tout au long de son histoire, le jazz a reflété les évolutions de la société américaine. Le premier jazz de La Nouvelle Orléans avait des aires de « melting-pot » musical. La bonne humeur qui se dégageait du swing des années trente fournissait un contrepoint à la Dépression pendant que le Be-bop tonitruant marquait le réveil des années quarante. Dans les années soixante, l’engagement politique et social du jazz devient flagrant. Les musiciens afro-américains se servirent de leur musique pour affirmer leur identité et revendiquer une nouvelle place dans la société américaine. A la rencontre d’autres cultures, c’est la musique africaine qui constitue le socle du jazz. Dans les années 50, certains jazzmen renouèrent avec ces origines en utilisant des éléments africains dans leur compositions. Ce fut le cas des batteurs tel que Art Blakey ou Max Roach. Des années soixante au début des années 70, alors que les Etats-Unis étaient engagés dans un « conflit armé » au Viet Nâm et que les tensions raciales montaient dans le pays, des musiciens d’origine ethniques diverses élargirent le discours du jazz en y intégrant des références aux musiques du monde. Ce que l’on appellera maladroitement plus tard : la world music.

Pour citer un exemple de cette fusion, je débuterai cette session avec John Coltrane. John Coltrane imita au saxophone le son du sitar. Attention, à ne pas confondre avec la cithare qui est une forme d’instrument trapézoïdale. Cet instrument est donc semblable à la luth qui est très utilisé dans la musique indienne. On retrouve l’influence des musiques du monde dans des albums comme Brazilia, India ou bien Africa/Brass …

La Note blanche démarre au quart de tour sur les ondes de Radio Balises 99.8 ...


Nous poursuivrons dans les influences fusions du jazz avec le guitariste électrique : John Mc Laughlin ! John McLaughlin s'intéressait au pouvoir spirituel de la musique. Son jazz à un côté introspectif et méditatif. Avec le Mahavishnu Orchestra, il enregistra des disques qui témoignent de sa passion pour la culture et la musique indienne.

 Attention à vos oreilles chers auditeurs, encore un décollage très cosmique dans la Note blanche...



Nous resterons dans ce bouillon de cultures musicales, je vous propose d'explorer les sons orientaux du flûtiste Yusef Lateef. Yusef Lateef utilisa en effet des mélodies orientales en mode mineur sur son album Eastern Sounds paru en 1961 chez le label Prestige.

La Note blanche vous souhaite un bon voyage dans les douces sonorités orientales de Yusef Lateef ...


Tout en restant dans des sons jazzys, nous changerons tout de fois de tempo puisque je vous proposerai d'écouter deux titres : « New horizons » et « Billie one » qui proviennent de l'album « Sounds of liberation » sorti en 1972 sur le label Porter records. Dans cette album nous retrouverons le brillant saxophoniste Byard Lancaster ainsi que le vibraphoniste Khan Jamal. Cet album est savant mélange de jazz-funk typique des années 70. Bref ! 

Ouvrez vos oreilles, et laissez vous porter dans la Note blanche ...


Puisque nous étions dans le jazz-funk, nous passerons directement au funk !! Et avec le batteur Idris Muhammad ! Idris Muhammad vient justement de la Nouvelle-Orléans. Il est très connu pour son style funky. Il a enregistré de nombreux albums et a joué avec les plus grands jazzmen notamment Pharoah Sanders.

A vos casques et faites vos derniers pas de danse dans la Note blanche ...


Après ces titres, nous poursuivrons sur des vibrations funks ! Je vous propose donc d'écouter le classique « Inner city blues » interpréter par le saxophoniste alto Maceo Parker.



Playlist : 


Générique: "Musicawa" The Daktaris
1 : « Greensleeves » de John Coltrane (10'02)
2 : « In a Sentimental mood » de John Coltrane (04'19)
3 : «Lila's dance» de Mahavishnu Orchestra (06'53)
4 : « Hope » de Mahavishnu Orchestra (01'59)
5 : « The Plum Blossom » de Yusef Lateef (04'55)
6 : « Love them from Spartacus » de Yusef Lateef (04'12)
7 : « New Horizons » de Sound of liberation (05'25)
8 : « Billie one » de Sound of liberation (02'50)
9 : « Power of soul » d'Idris Muhammad (07'07)
10 : « Superbad » d'Idris Muhammad (02'11)
11 : « Inner city blues » de Maceo Parker (04'21) 
Générique: "Musicawa" The Daktaris

Retrouvez le podcast de l'émission sur : 

Radio Balises :http://radiobalises.com/music/musique-et-revolution/

Soundcloud:https://soundcloud.com/la-note-blanche/em08-la-note-blanche-musique-et-revolution

Emission rédigée et réalisée par La Note blanche

28 mars 2018

De la Soullll dans la Note blanche !

La Note Blanche revient sur les ondes de Radio Balises pour vous offrir, comme d'habitude, une heure de pur son rien que pour vous mes très chers mélomanes ...



Pour écouter l'émission, rendez-vous sur :




Pour cette nouvelle édition de la Note blanche, je commencerai par vous faire danser avec un classique de la soul musique : Mister Curtis Mayfield ! Chanteur, auteur et compositeur de soul, Curtis Mayfield est notamment connu pour la bande originale du film Blaxploitation « Superfly ». Après avoir fait parti du groupe The Impressions, le chanteur se lance dans une carrière solo. Il devient probablement le premier de la nouvelle vague de chanteurs afro-américains à introduire des commentaires à caractère social dans ses chansons. Cette musique engagée devient très populaire pendant une période particulièrement difficile socialement dans les années 60/70. Mayfield fut un des pionniers de la fierté noire aux côtés de James Brown ou de Sly Stone. Il atteint l'apogée de sa carrière en 1972 avec l'album Superfly qui est en fait la bande originale du film portant le même nom. Les paroles de cet album sont donc très engagées et évoquent la politique du gouvernement envers la communauté noire dont l'état des ghettos. Ce genre de paroles n'étaient jamais encore entendues jusqu'alors dans un film de la blaxploitation dont les BO comme celle de Shaft pour Isaac Hayes, avaient plutôt pour habitude de glorifier les héros avec tous leur excès ! Avec l'album What's going on de Marvin Gaye et celui d'Innervisions de Stevie Wonder, Superfly devient l'étendard d'une nouvelle conscience sociale et celui d'un nouveau style funky. Mayfield est très productif durant les années 70/80 et est suivi par un public fidèle. Cependant il s'arrête brusquement en 1990 lorsqu'un projecteur lui tombe dessus à un concert ce qui le rend paralysé à vie ! A cause de cet accident, il ne pourra joué de guitare mais il continuera à écrire et chanter. Suite à cela, sa tragédie ne fait qu'empirer car il se fait amputer d'une jambe pour cause de diabète ! Il décède le 26 décembre 1999 en Georgie. Et c'est sur cette note grave et triste que je vais dès à présent vous passer quelques extraits de ses plus grands hits !!

Branchez vos enceintes mes chers auditeurs et dansez sur Curtis Mayfield dans la Note Blanche ...


Résultat de recherche d'images pour "isaac hayes walk on by"Nous continuerons sur notre lancée soul en compagnie du musicien Isaac Hayes ! Pour les présentations, Isaac Hayes est originaire du Tennessee et était chanteur, producteur et compositeur de soul ainsi qu'un acteur américain ! Après avoir joué quelques sessions aux côtés d'Otis Redding, Isaac s'associe avec David Porter et le duo donna le jour aux succès de Sam and Dave notamment avec les titres «Hold On I'm Comin ou Soul man » En 1967, Isaac Hayes relance sa carrière avec l'album « Presenting Isaac Hayes, Hot buttered soul ». Suite à cela, il sort les albums « The Isaac Hayes Movement et To Be Continued » en 1970 puis « Black Moses » en 1971. Le film de la blaxploitation « Shaft » sortit aussi pendant ces années là. Le titre phare devint un énorme hit à la fois dans les charts pop et R&B puisqu'il atteint la première place. D'autres BO suivirent dans le genre pour le film « Tough Guys » en 1973 et « Truck Turner », en 1974, dans lequel il assure d'ailleurs le rôle principal. Après tout ça, Isaac quitta le label Stax records en 1975 suite à des litiges sur les royalties et il monta son propre label intitulé Hot Buttered soul mais manque de bol, il fit faillite l'année suivante. En 1977, le double album « A man and woman » enregistré avec Dionne Warwick manisfesta un redémarrage de sa carrière. Il produit également la même année l'album « Here's My Love » pour l'artiste Linda Clifford. Musicalement, le musicien fait une pause de 5 ans avant de réapparaître sur le devant de la scène avec Ike's Rap, un single qui a une nouvelle fois fait le top 10 ! Mais deux plus tard, il remet la musique de côté pour se concentrer sur sa carrière d'acteur. On le voit notamment dans le film « New York 1997 » de John Carpenter où il tient le rôle du Duc de New-York et pour l'anecdote, sachez qu'en 1997 il accepte de doubler la voix du Chef dans ma charmante série préférée South Park ! Bref ! Après une très longue carrière dans la musique et le cinéma, Isaac Hayes meurt le 10 aout 2008 à 65 ans suite à des problèmes cardiaques.

Nous ferons place à la musique d'Isaac Hayes en écoutant pour commencer le somptueux et sublime morceau « Walk on by » qui séduira sûrement tous les romantiques ...

 

Nous poursuivrons cette session soul en beauté en écoutant quelques titres du guitariste, compositeur et chanteur américain Shuggis Otis. Musicien précoce, complet et inventif, il marque l'éclosion de la soul psychédélique et il est l'un des principaux inspirateurs du courant acid jazz.En novembre 2012, il fait une tournée européenne de concerts et donne à cette occasion son tout premier concert en France le 24 novembre, à La Bellevilloise à Paris. En avril 2013 est re-sorti son dernier album "Inspiration Information" qui datait à l'origine de 1974, avec  de nombreux titres inédits.


Nous terminerons cette émission en beauté car  j'ai préparé un petit mixe où plein de surprises vous attendent ! Vous aurez l'occasion de découvrir différents styles qui mélangent la soul, le funk et du rock psyché des années 70 ! Je débuterai cette session avec les titres « Obsession 77 » d'Atomic Forest,et « Arif Sag » d'Osman Pehlivan, extraits de l'album «Obsession 77 » sorti dans les bacs en 1974 sur le label Music India.  Puis je poursuivrai sur le morceau « Super funk » de Vern Blair Debate sorti en 2005 sur le label Funk 45 et enfin, je terminerai avec le groupe The Universals avec leur titre « New Generation » sorti en 2006 également sur le label Funk 45! 

Apprêtez vous à faire vos derniers pas de danse alors profitez-en grâce à la Note blanche ...


Playlist :


  • Mixe 1 :Curtis Mayfield : 1)«(Don't worry) If There's a tell below we're all gonna go »2)« Give me your love », 3)« Pusherman » (14'39)
  • Mixe 2 : Isaac Hayes + The W-Tang : 1)« Walk on by », 2)« Shaft »3) «Truck turner »,4)« Breakthougt »5) « I Can't Go to Sleep » (14'59)
  • Mixe 3 : Shuggie Otis : « Aht Uh Mi Hed » « Not Available » « Inspiration Information » (10'47)
  • Mixe 4 : « Obsession 77 » d'Atomic Forest ; « Arif Sag » d'Osman Pehlivan « Super funk » de Vern Blair Debate « New Generation » The Universals (14'28)

Pour écouter l'émission, rendez-vous sur :




Emission réalisée et rédigée par LaNote blanche

21 mars 2018

Funk Electrique dans la Note blanche ...

La Note Blanche est de retour sur les ondes du 99.8 pour, comme d'habitude, vous nettoyez les oreilles avec comme toujours de la bonne musique et cela pour votre plus grand plaisir ...

Pour écoutez le podcast de l'émission : 



Je commencerai cette nouvelle session funk en faisant une petite entrée en matière avec le son funky de notre et grand Miles Davis ! Alors que le rock et le funk se développent, Miles Davis va initier l'essor d'un jazz de style nouveau. Celui-ci fusionne le son électrique de la fin des années 60 avec le jazz. Ce nouveau style, s'affirme de manière fracassante dans les années 70, avec les albums "In a silent way" et surtout "Bitches Brew". Miles s'entoure de jeunes musiciens qui seront bientôt les chefs de file du jazz fusion tels le guitariste John McLaughlin et le claviériste Joe Zawinul. L'apport de l'électricité s'accompagne par une approche encore plus ouverte de l'improvisation. Avec ces deux albums, Miles Davis provoque une vraie révolution dans le monde du jazz et rencontre un vrai succès populaire! Et c'est justement à partir des années 70 que la musique de Miles est de plus en plus marquée par le funk. Pour Miles le funk porté par James Brown et le groupe Sly & the Family Stone, est la nouvelle musique du peuple noir! Et cela contrairement au blues que Miles déclare avoir été « vendu aux blancs ». Et en 1972, l'ambitieux On The Corner qui tente selon la formule du Jazz-Magazine, qui tente « faire groover ensemble Sly Stone et Stockhausen! ». Les albums "On the Corner" et "Big Fun" eurent malgré tout du mal à trouver leur public à l'époque. Ils étaient en effet rejetés par la plupart des critiques jazz et ils ne parvenaient pas à séduire la jeunesse noire. Mais ils sont tout de même considérés comme d'authentiques chefs-d'oeuvre du jazz-funk. Durant cette période, Miles utilise la pédale wah-wah pour distordre le son de sa trompette. Son jeu est en effet plus axé sur l'aspect rythmique du son. La période dite « électrique » de Miles fait exploser les codes classiques du jazz, à savoir « exposition du thème et réexposition du thème ». Toutefois, il conserve une démarche jazz et ce à deux niveaux : la recherche constante d'une nouvelle approche de la musique qui explore la déstructuration et la restructuration !! 


Pour la suite de cette émission je déroulerai le tapis rouge pour Lyn Collins ! Lyn Collins était chanteuse de soul et de R&B connue en particulier pour avoir chanté avec James Brown dans les années 70. Cette diva était l'une des plus grandes voix funk des années 70 mais demeure cependant méconnue du grand public à son époque même si certaines de ses chansons sont célèbres. Elle n'a jamais été créditée pour un certain nombre de hits dont elle est pourtant l'auteur dont le titre "Think (about it)" qui d'ailleurs été plusieurs fois samplé aussi bien par des rappeurs que des DJ. Dans son travail aux côtés de James Brown comme dans son travail solo, Lyn Collins fait preuve d'énergie et de charisme ce qui lui vaudra le surnom de « Female Preacher » par James Brown ! Sa carrière de chanteuse funk coïncide avec la vie du label « People Records » qui était en fait la propriété de James Brown entre 1971 et 1976. Tous ses hits sont labellisés par People Records et orchestrés par le groupe maison de James Brown, le fameux The JB's !! Je vous conseille d'ailleurs vivement de vous procurer la compilation James Brown's Original Funky Divas qui rend hommage à toutes les chanteuses et choristes qui sont restées dans l'ombre du grand parrain James Brown. Vous y retrouvez des  talents comme Marla Whitney ou encore Vicki Anderson !! Mais pour le moment place à la musique et place à la diva Lyn Collins avec les titres : «Me and me baby got a good thing going », « Mama feel good », « Think (about it) » et « Rock me again&again&again&again »! Tous ces morceaux sont extraits des albums « Think (about it) sorti en 1972 surle label People Records et « Check me out if you don't know me by now » paru en 1975 également sur son label fétiche People Records!! 

A vos postes chers auditeurs et réchauffez vos oreilles grâce à la chaude voix de Lyn Collins dans la Note Blanche ...


Enfin nous continuerons sur une note funky car je vous ai cuisiné un petit mélange de sons funky soul afro américain ! Vous allez tout d'abord lancer un cri de guerre avec le titre « War »du tigre Edwin Starr sorti en 70 chez le label Motown, ensuite vous vous déchaînerez sur « Funky Hot Grits » de Rufus Thomas, sorti en 2002 chez le label BGP Records, sur Billy Garner avec son titre « Brand new girl » sorti en 2010, également sur BGP Records,puis vous attraperez une fièvre diabolique et démesurée avec Sam& Dave et leur hit supreme « Hold on I'm comin » sorti en 1966 sur le label Stax et enfin, cerise sur le gâteau, vous écouterez le titre « You keep me hanging'on » de The Funk Brothers sorti aussi en 1966 sur le label Motown !!! 

Voilà un bon cocktail musical qui vous donnera un sourire jusqu'aux oreilles !! Alors profitez-en dans la Note blanche ...




Playlist : 


  1. Miles Davis : 1)« On the Corner »,2)« Black Satin »,3)« One and One » , 4)« Mr Freedom x » (21'20)
  2. Lyn Collins :  1)«Me and me baby got a good thing going »,2)« Mama feel good »,3)« Think (about it) »,4)« Rock me again&again&again&again » (14'18)
  3. 1)« War »d'Edwin Starr,2)« Funky Hot Grits » de Rufus Thomas,3)« Brand new girl »de Billy Garner,4)« Hold on I'm comin » de Sam& Dave,5) « You keep me hanging'on » de The Funk Brothers (15'51)

Pour écoutez le podcast de l'émission : 




Emission rédigée et réalisée par La Note blanche