5 déc. 2018

"I Can't get no satisfaction" dans la Note blanche !

La Note Blanche est de retour sur les ondes pour de nouvelles aventures musicales toujours aussi funkys ...


Retrouvez le podcast de l'émission en cliquant sur les liens ci-dessous :



Avant de danser et de nous trémousser sur des rythmes endiablés, nous débuterons cette émission avec un peu d’histoire de la musique ! Concentrons nous dans un premier temps sur Boosty Collins ! En 1968,Boosty Collins forme le groupe The Pacesetters avec son frère Catfish Collins ainsi que Kash Waddy et Philippe Wynne. En parallèle, ils jouaient en tant que « Backing Band » de James Brown sous le nom de The JB’s, souvenez vous ! Suite à ce groupe, une rumeur affirma que James Brown congédia Boosty Collins après que ce dernier eut des hallucinations à cause du LSD sur scène !Bref, sur les conseils de Mallia Franklin, un futur membre de The Parliaments, Collins déménagea à Détroit, ville dans laquelle le chapitre George Clinton va s’ouvrir pour le musicien. En effet, Franklin présenta les frères Collins à Clinton et ils rejoignirent le groupe Funkadelic. Boosty joue sur la majeure partie de leurs premiers albums et participe à l’écriture de certains morceaux. Son jeu avait pour particularité d’être dur et rythmique et celui-ci a eu une certaine influence sur l’évolution du funk, du heavy métal et de la soul. Ses lignes de basses s’accordent et se modifient à travers diverses pédales d’effets qui enveloppe plusieurs modes de sons dont le filters, l’autowah, le chorus, etc. Tout les sons y passent et contribuent à la note particuli$ funky de Boosty ! C’est à cette période qu’il prit le nom de « Boosty » qui représente un personnage en constante évolution. En d’autres termes, « Boosty » est le symbole d’une rock star étrange qui le devient de plus en plus au fil du temps. En 1976, lorsque le Bootsy’s Rubber se forme, le personnage de Boosty se métamorphose en un dieu du rock flashy. Et figurez-vous que le Bootsy’s Rubber Band fait également partie du P-Funk ! (qui est je le rappelle, la communauté de groupes Funk des années 70 avec initialement Parliament et Funkadelic). Par la suite, la plupart des albums de Bootsy sortent sous le nom de Bootsy’s Rubber Band.
Nous mettrons la sauce Bootsy en musique puisque je vous balancerai un mixe façon Note Blanche ! En premier, vous entendrez le titre « Stretchin’out (In a rubber band) », en second, « What’s the Name of this Town », puis les morceaux « Bootzilla » sorti en 1990 sur le label Sony!

C’est parti pour de la musique plus que décadente et déchaînée en compagnie de Bootsy Collins dans la Note Blanche ...


Nous effectuerons un léger retour en arrière dans le monde du funk car nous pencherons l’oreille sur le grand et talentueux mister Otis Redding !!!! Sachant tout de même que celui-ci est un incontournable de la soul music ! Après avoir été batteur dans un gospel durant sa jeunesse, Otis Redding commença réellement sa carrière auprès du guitariste virtuose Johnny Jenkins. L’association avec ce guitariste permet à Otis de rencontrer son agent Phil Walden. Le chanteur parvient donc à convaincre la maison de disques grâce à la ballade soul These Arms of Mine, qui permettra au chanteur d’exprimer le trémolo de sa voix avec excès et bien sûr avec succès ! Avec le morceau Mr.Pitful,les choses changent pour Otis. Le titre lui permet en effet de rentrer dans le Top 10 des chansons de rhythm & blues. Selon la légende, Otis l’a surnommé Mr.Pitiful à cause de sa voix mélancolique qui aurait créé cette chanson en quelques minutes avec l’aide de son arrangeur Steve Crooper. En 1965, l’album « Otis Blue » est le plus complet du chanteur car celui-ci comprend le titre Respect qui devint un succès fulgurant grâce à Aretha Franklin, ainsi que Ole Man Trouble et de nombreuses reprises comme Satisfaction des Rolling Stones, ou encore Down in the valley de Solomon Burke ! Suite à une opération de la gorge, Redding peut à nouveau rechanter. Au mélancolique Fa-fa-fa-fa-fa, qui symbolise les années « Pitiful »Otis donne un mélange de genres étonnant qui voulait reprendre beaucoup de ses chansons en accélérant les ballades et en bridant ses chansons endiablées. Malheureusement, il n’en aura pas le temps car le 10 décembre 1967, l’avion personnel d’Otis Redding s’écrase dans un lac du Wisconsin. De nombreux tubes sortiront après sa mort, comme Match Game et bien sûr (Sittin’on) The Dock of the Bay. Si cette chanson est aujourd’hui celle que le grand public associe le plus volontiers au nom d’Otis Redding, ce n’est pas seulement à cause de la mort tragique de l’auteur survenue quelques jours après son enregistrement. Mais pour beaucoup, il s’agit d’un virage pop qu’aurait pu prendre la carrière de l’artiste au sommet de sa gloire.

Nous rendrons hommage à son génie révolutionnaire grâce à un mixe très spécial que je vous ai gentiment cuisiner dans ma tanière ! En effet,parmi de nombreux hommages qui ont été fait, j’ai choisi d’encadrer les morceaux avec un titre crucial et vibrant du batteur et compositeur Christian Vander du groupe Magma. Celui-ci lui a dédié une chanson Otis sur l’album Merci, paru en 1985 puis il a chanté le cri d’Otis dans l’idée de le perpétuer à l’occasion du concert mythique de Bobino en 1981 ! Ensuite vous entendrez bien évidemment le grand Otis Redding avec en premier « Try a little tenderness », vous aurez ensuite le fameux « Mr Pitiful », le titre « Respect », « I can’t get no satisfaction », « Stand by me » et en dernier « Hard to handle ! » Toutes ces chansons sont extraites des albums : «Otis Blue », sorti en 1965 , « Dictionary of Soul » sorti en 1966,« The Dock of Bay », qui est un album posthum sorti en 1968. Vous pourrez retrouver ces trois albums chez le label Stax ou Rhino Records. Sinon en bonus, je vous invite à écouter L’anthology intégrale en deux volumes sorti en 2000 sur le label Atco !

Perpétuons le cri mélancolique et pourtant plein d »espoir grâce à Otis Redding dans la Note Blanche ...


Après toutes ces belles émotions musicales, la Note Blanche relance la machine en musique avec les titres « Darkest light » et « Malik » de l'album « Malik » du groupe Lafayette afro-rock band et sorti en 1973 sur le America Records. Et je terminerai ce mixe en beauté avec le trompettiste sud-africain, Hugh Masekela avec son morceau « Child the children » extrait de l'album « Still Grazing » sorti en 2004 sur le label South Africa. Puis j'enchaînerai avec un titre latino et endiablé qui vous donnera la fièvre du samedi soir ! Il s'agira de « Welcome to the party » extrait de «The Har you percussion group» sorti en 2007 sur le label Jazzman records !

Et c'est reparti pour une dernière danse dans la Note blanche ...

Retrouvez le podcast de l'émission en cliquant sur les liens ci-dessous :



Playlist : 


  • Générique : « Musicawi silt » The Daktaris
  • Mixe 1 : Bootsy Collins : 1)« Stretchin’out (In a rubber band) » 2)« What’s the Name of this Town » 3)« Bootzilla » (15’00)
  • Mixe 2 : Otis Redding : 1)«Otis, Intro »,2) « Try a little tenderness »,3)« Mr Pitiful »,4) « Respect »,5)« I can’t get no satisfaction »,6)« Stand by me »,7)« Hard to handle ! »,8) «  Otis » (23’01)
  • Mixe 3 1) « Darkest light » 2)« Malik » Lafayette afro-rock band 3)« Child the children » Hugh Masekela (10’00)
  • Générique : « Musicawi silt » The Daktaris

Emission rédigée et réalisée par La Note blanche

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